jeudi 6 février 2025

Le diabète et l'activité physique

 Bonjour, après quelques années d'absence, voilà mon retour.

Cet article nous propose à nous, tous les diabétiques de pratiquer une activité physique.

Celle ci permettra de réguler un diabète élevé (hyperglycémie).

L’activité physique correspond aux mouvements qui sollicitent les muscles du corps, entraînant leur contraction, et augmentant les dépenses en énergie.

Elle peut être effectuée dans la vie quotidienne en incluant des activités très diverses comme  se déplacer quotidiennement, (marche, vélo, escaliers), le jardinage, les tâches ménagères, ainsi que les activités sportives ou de loisirs. En cas de diabète, la pratique d’une activité physique aide à maintenir son équilibre et est aussi importante que l’alimentation et le traitement médicamenteux.

Lorsqu’on est atteint de diabète, il est recommandé de pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique chaque jour. Toutes les activités qui vous font bouger au long de la journée telles que l’entretien du jardin ou de la maison contribuent à atteindre cet objectif, et peuvent aussi être complétées par des activités sportives ou de loisirs.

Il est important de choisir une activité qui vous plaît et qui n’est pas contraignante pour vous, afin de l’intégrer plus facilement dans votre quotidien. Si vous débutez, privilégiez certaines activités comme la marche dont vous pouvez augmenter l’intensité selon vos possibilités (marche rapide, marche nordique), le vélo, ou la natation (l’aquagym peut être une alternative si vous ne savez pas nager). 

Pourquoi pratiquer une activité physique ? 

L’activité physique régulière contribue à :

● améliorer ses capacités musculaires  

(y compris le muscle cardiaque), et la solidité de ses os ;

● réduire le risque de maladies cardiovasculaires en ayant un effet bénéfique sur l’équilibre de la tension artérielle et le cholestérol ;

● augmenter la souplesse et l’endurance à l’effort ;

● une meilleure maîtrise du poids ;

● favoriser le sommeil, réduire le stress ;

● diminuer la glycémie et donc le taux d’hémoglobine glyquée, permettant ainsi de mieux contrôler le diabète ; ● diminuer la résistance à l’insuline. 

Si vous reprenez une activité physique, parlez-en à votre médecin qui pourra vous conseiller et vous orienter vers celles qui vous conviennent et sur les précautions à prendre pour les réaliser en toute sécurité. 

Merci à tous et bonne activité physique.

Même si vous n'avez pas l'envie, forcez-vous et faites au minimum 30 minutes d'activité physique par jour.

À très vite.



lundi 27 mars 2017

"On ne s'adapte pas au diabète, c'est le diabète qui doit s'adapter à nous"

PORTRAIT DE LA SEMAINE
À l'occasion de la journée mondiale du diabète lundi 14 novembre 2016, nous avons rencontré Sarah Buré, présidente de l'association Diatonic à Besançon ainsi que Lucy et Wendy ses deux filles atteintes de diabète de type 1. Quand et comment le diabète a-t-il été détecté ? À quoi ressemble leur quotidien ? Quelles évolutions dans leur soin ? C'est le portrait (de famille) de la semaine… 

Carte d'identité

  • Sarah Buré
  • Née le 17 décembre 1980 à Tiverton (sud-ouest de l'Angleterre)
  • Mariée à Matthieu, restaurateur à Baume-les-Dames "Le Caveau"
  • Métier : enseignante au Centre de linguistique appliquée (CLA) à Besançon. Elle est également présidente de l'association Diatonic depuis 2011.
  • Deux enfants : Lucy, 10 ans et Wendy, 6 ans
  • Habitent à Roulans (près de Besançon)
Sarah et Matthieu Buré ont eu leur premier enfant en 2007 : Lucy. Après des premières années sans inquiétude, les premiers symptômes du diabète se sont manifestés lorsque la petite fille a 3 ans. "Elle avait très soif et recommençait à faire pipi au lit", nous raconte Sarah. Tels sont les principaux signes du diabète de type 1 que l'on rencontre le plus souvent chez les jeunes patients. "On a eu beaucoup de chance, car même le médecin traitant a repéré les signes et a tout fait pour que Lucy soit prise en charge", se souvient la maman, "mais pendant les trois jours qui ont suivi l'annonce j'étais bouleversée, c'était vraiment l'inconnu pour nous. Quand on arrive à l'hôpital, c'est tout un apprentissage de vocabulaire, d'une façon de vivre complètement différente, du coup c'est vraiment un choc au départ". La petite fille est alors hospitalisée pendant 10 jours à l'hôpital Minjoz à Besançon. Lors du retour à la maison, "c'était comme d'accueillir un nouveau-né à la maison" avec nouvelles habitudes qui doivent s'installer au sein du foyer, "on n'est pas habitués, on est angoissés", précise la mère de famille.

Des nuits blanches...

Pendant la première semaine, Matthieu et Sarah son inquiets le jour et surtout la nuit pour leur enfant, car "le taux de sucre va beaucoup fluctuer et il faut le temps d'adapter les doses d'insuline. Les premiers jours, le taux d'insuline peut être trop fort ou pas assez, et là on est vraiment dans l'inconnu". Les parents se lèvent chaque nuit pour contrôler le taux de sucre de leur enfant. Cette surveillance et ce souci étant permanents, Sarah décide d'arrêter de travailler pendant 6 mois. "Je ne voyais pas comment je pouvais confier Lucy à quelqu'un avec toutes ces contraintes, c'était impossible à mes yeux", nous raconte-t-elle, "j'ai eu la chance de pouvoir m'arrêter comme ça, mais pour d'autres parents ce n'est pas toujours possible".

"Je ne pouvais plus continuer comme ça"

Wendy était un bébé à cette époque-là. Sarah a donc pu enchaîner son congé de maternité et son arrêt de travail pour pouvoir se consacrer entièrement et plus longtemps à ses enfants et plus particulièrement à Lucy. "J'étais même coupable au départ parce que j'avais le nourrisson et l'enfant diabétique et c'était l'enfant diabétique qu'on mettait en priorité et le biberon attendait", explique Sarah, "c'était très dur à gérer".
Après les 6 mois d'arrêt de travail, Sarah "ne pouvait plus continuer comme ça", à mettre sa vie professionnelle de côté au service de la maladie. "On a eu énormément de chance à Roulans parce que l'école de Lucy s'est impliquée, le périscolaire s'est impliqué, les infirmières libérales du secteur sont toujours impliquées, une nounou s'est impliquée et on a pu trouver une organisation qui nous a permis de reprendre une ville normale", explique Sarah. Toutes ces personnes ont dû apprendre à gérer la maladie, et ça a fonctionné "grâce à leur motivation et leur ouverture d'esprit". 

Du pic-pic au capteur : "C'est la liberté ! C'est incroyable !" 

Depuis environ 6 mois, Lucy et Wendy ne se piquent plus le doigt pour connaître le taux de sucre qu'elles ont dans le sang. Ce qu'elles appelaient le "pic-pic" s'est transformé en "scan" et en capteur qu'elles portent en permanence.
En haut de l'un de leurs bras, elles portent un capteur dans la peau. Lorsqu'elles souhaitent connaître leur taux de sucre dans le sang, elles passent un appareil sur ce capteur qui scanne et qui donne automatiquement le taux de sucre. En fonction de cela, elles écrivent les chiffres sur leur pompe, c'est-à-dire un appareil qu'elles portent en jour et nuit relié au cathéter (qui se change tous les trois jours) qu'elles placent où elles le souhaitent au niveau du bassin. Lucy le porte en bas de son dos, Wendy préfère sur son ventre.
Avant d'utiliser ce système, Lucy et Wendy, comme la plupart des diabétiques, devaient se piquer le doigt au moins six fois par jour. Un acte peu anodin et qui ne passe pas inaperçu dans une journée puisqu'il faut se désinfecter le doigt, se piquer et se désinfecter une nouvelle fois, cela prend du temps. "J'adore ce système-là", nous informe Lucy, "c'est la liberté ! C'est incroyable ! Le système du capteur est génial, ça devenait énervant de faire pic-pic au bout du doigt", se réjouit-elle. La fillette nous explique que "si on utilise les injections plutôt que la pompe, on ne peut pas manger ce qu'on veut". 

La journée "type" de Lucy 

Dès son réveil le matin, Lucy scanne son bras pour contrôler son taux de sucre dans le sang. Elle rentre ensuite les chiffres dans sa pompe afin de recevoir la dose exacte d'insuline. Ensuite, elle prend son petit déjeuner. En général, deux tranches de pain grillé avec du beurre et du Marmite (marque britannique de pâte à tartiner salée à base d'extrait de levure de bière) et un verre d'eau ou un chocolat chaud. Lucy fait ensuite le bolus avec la pompe. Ce terme désigne une dose de d'insuline. 
Avant la récréation vers 10 heures, Lucy vérifie une seconde fois son taux de sucre avec le scanner, entre les chiffres dans la pompe qui indique s'il lui faut une dose d'insuline ou de sucre. "J'ai souvent besoin de sucre à la récréation", précise la fillette.
À 11 h 30, Lucy mange à la cantine. Elle réitère une nouvelle fois le contrôle de sucre et une infirmière libérale passe rendre visite à Lucy pour savoir tout se passe bien. L'écolière doit effectuer un nouveau contrôle du taux de sucre dans le sang après manger, entrer le nombre de glucides consommés pour s'administrer la dose d'insuline. "Le personnel de la cantine pèse tous les aliments dans l'assiette de Lucy pour pouvoir calculer le nombre de glucides qu'elle consomme", précise Sarah.
À 15 heures, à la récréation, Lucy contrôle une nouvelle fois son taux de sucre. Une infirmière vient également la voir à ce moment de la journée. "J'ai même une copine qui m'aide à faire le scan", précise-t-elle, "les camarades d'école sont intéressés, veulent aider, et veillent sur elle", ajoute sa maman.
Lorsque la fillette sort de l'école à 16 heures, elle prend son goûter à la maison : en général, elle mange un petit sachet de mini BN au chocolat avec, parfois, une compote. Sans oublier de contrôler son taux de sucre avant et après manger.
Au dîner, Lucy refait une nouvelle fois un "scan" avant et après manger. 
La fillette et sa soeur doivent également contrôler le taux d'acétone dans le sang. Quel est le lien avec le diabète ? L'acétone est une des trois substances issues de la dégradation des graisses dans l'organisme. Ces graisses sont synthétisées par le foie et transformées en glucose. Dans le cas d'un diabète, l'acidocétose est le signe d’une hyperglycémie liée à un manque d'insuline et doit être prise au sérieux. L'insuffisance des taux sanguins d'insuline, à l'origine de l'acidocétose diabétique se produit quand le pancréas n'en secrète pas suffisamment (diabète de type 1). "Si le taux d'acétone est en train d'augmenter avec une glycémie qui reste élevée, cette situation peut conduire à l'hôpital avec une acidocétose et provoquer un coma, car le corps est empoisonné par l'acétone", nous explique Sarah, "il faut réagir vite", précise-t-elle.

Aucune limite ! 

Lorsque Lucy fait du sport, elle doit faire très attention à ne pas être en hypoglycémie. C'est pourquoi elle contrôle son taux de sucre avant : s'il est trop faible, elle mange un sucre. Le contrôle s'effectue également après le sport.
La pompe et le cathéter ne la gène en rien pour faire du sport, nager à la piscine (pompe étanche) ou pour réaliser d'autres activités de la vie d'une fillette dynamique et pétillante comme Lucy et sa petite sœur Wendy. Rien ne les arrête ! 
D'ailleurs, l'aînée a pu partir en classe verte plusieurs jours avec son école au printemps dernier. Une infirmière est venue lui rendre visite plusieurs fois pour s'assurer qu'il n'y avait aucun problème avec le cathéter de Lucy ou avec la pompe. Au-delà de ça, elle a pu s'amuser et profiter avec ses amis. "En 2010, je n'aurais jamais imaginé qu'en 2016 Lucy partirait en classe verte", nous confie sa Sarah. 

Rendez-vous à l'hôpital tous les deux mois… 

Sarah emmène ses deux filles à l'hôpital tous les deux mois pour une visite-bilan des dernières semaines. Une visite qui prend un après-midi entier pendant laquelle Lucy et Wendy sont pesées, examinées (en particulier le dos et le ventre) et font un test glycémique "spécial" pour savoir ce qu'il s'est passé les trois derniers mois : évolution du taux de sucre, du taux d'insuline, etc. Cette visite est également l'occasion de faire le point sur les résultats du mois précédent afin d'augmenter ou non la dose permanente d'insuline qui se glisse dans le sang de Lucy et Wendy 24 heures sur 24 par la pompe. C'est ce qu'on appelle le basal. 

Les fêtes d'anniversaire et de Noël, des occasions pour se faire plaisir et manger des bonbons

Même si Lucy ne raffole pas des bonbons, Wendy adore ça ! Alors parfois, Sarah et Matthieu décident laisser un peu plus de liberté aux enfants. Avec modération, elles ont le droit de manger quelques bonbons et sucreries. Les filles oublient les soucis le temps de quelques heures (mais pas les parents !) "Si on restreint les enfants à manger tel ou tel aliment, il y a un jour où ils ne voient plus que ça et ça devient une véritable obsession comme les personnes qui sont au régime", compare Sarah. Sans pour autant en abuser, Lucy et Wendy s'accordent donc des instants, même s'ils sont rares, "pour oublier le diabète".
Aujourd'hui, la philosophie de la famille Buré est : "On ne s'adapte pas au diabète, c'est le diabète qui doit s'adapter à nous".
Un article de MA COMMUNE INFO.  un site d'actualité de Besançon.

jeudi 5 février 2015

POURQUOI LE CONTROLE DU POIDS EST IL IMPORTANT...???

Un excès de poids correspond pratiquement toujours à un excès de graisses et se concentre souvent au niveau de la taille. Or, c'est cette graisse qui va empêcher l'action de l'insuline.

Si une ou plusieurs personnes de votre famille ont un diabète de type 2, il est très probable que vos gènes ne soient pas très favorables... et votre risque de développer un diabète est alors important.

Il est alors encore plus important de "gagner" des crans de ceintures que des kilos sur la balance, même si les deux paramètres évoluent généralement dans le même sens.

Si vous perdez du tour de taille, votre insuline (ou celle que vous injectez) agira plus facilement, il en faudra donc moins (ou moins de médicaments).

Cela permettra également "d'économiser" votre pancréas qui aura besoin de forcer pour fabriquer plus d'insuline.

Zoom sur l'IMC...!!!

L'IMC (Indice de Masse Corporelle) se calcule avec la formule suivante : poids (kg)/taille² (m).

A titre d'exemple, un individu ayant une taille de 1,70 m et un poids de 90 kg a un IMC de 90/(1,7x1,7) = 31,1kg/m². L'IMC a ses limites, mais rend de grands services car l'évaluation du risque se fait souvent en fonction de l'IMC.

                                                                         

mercredi 28 janvier 2015

J'AI PEUR DES HYPOGLYCEMIES. QUE FAIRE ???

La définition "officielle" d'une hypoglycémie est une glycémie à moins de 0,60 g/L (60mg/dL) mais en pratique, on considère souvent qu'une hypoglycémie correspond à une glycémie à moins de 0,70g/L (70mg/dL). Attention, de réels symptômes peuvent survenir en cas de baisse rapide de la glycémie (passer rapidement de 3 g/L à 1 g/L par exemple.

Les symptômes sont variables d'une personne à l'autre, mais on observe souvent des palpitations, des tremblements, des "fringales", des sueurs.

Une fois l'hypoglycémie corrigée, pour éviter qu'elle ne se reproduise, il faut en trouver la cause (mais manger avant de chercher, sinon de toute façon vous n'aurez pas les idées claires!) : repas insuffisant ou décalé, activité physique imprévue,...

Essayer d'anticiper ces situations et adaptez votre traitementselon les indications de votre médecin.

Parfois vous ne trouverez pas de cause.

Si les hypoglycémies se répètent, contactez votre médecin.

Zoom sur la correction des hypoglycémies :

Pour corriger une hypoglycémie, 15 g de glucides suffisent généralement à augmenter la glycémie de 50 mg/dL.
Essayez de vous limiter à 15 g de glucides et vérifier votre glycémie 20 minutes après. Vous verrez...!!!

Il faut choisir des aliments purement sucrés (sucre, fruit, jus de fruit, miel, pâtes de fruit) car les graisses ralentissent l'absorption du sucre. Un aliment liquide (eau sucrée, jus de fruit, soda non light) agira beaucoup plus vite qu'un aliment solide.
Il faut environ 20 minutes pour que les symptômes disparaissent.

15 g de glucides, c'est 3 sucres mais aussi 1 fruit (orange, petite pomme), 15 cl (1/2 canette) de jus de fruit ou de soda non light.

Vous devez TOUJOURS  avoir du sucre sur vous si vous êtes traité par insuline ou avec certains comprimés.

                                                                         


mardi 27 janvier 2015

J'AI MAL AUX DOIGTS A FORCE DE ME PIQUER POUR MESURER MA GLYCEMIE...!!!

La plupart des stylos autopiqueurs permettent d'obtenir une goutte de sang de façon quasi indolore sous réserve qu'ils soient bien utilisés :

1) Piquer le côté de la dernière phalange du doigt (jamais le bout du doigt : terminaisons nerveuses plus nombreuses), éviter le pouce et l'index.

2) Il faut changer la lancette à CHAQUE test. Sauf si vous possédez un stylo autopiqueur de style "multiclix", vous la changerais au bout du sixième test.

3) Lavez vous les mains : si vous venez de toucher un aliment (un fruit), le sucre que vous aurez au bout du doigt peut fausser le résultat et vous donner un chiffre élevé.

4) Utilisez de l'eau chaude pour vous lavez les mains avant de vous piquer le bout du doigt : cela favorise l'arrivée du sang.

5) Choisissez avec votre médecin un lecteur dont les bandelettes nécessitent une quantité minime de sang.

6) N'utilisez pas d'alcool sur le doigt avant de vous piquer ni aucun autre produit qui risquerait de fausser le résultat.

7) Certains lecteurs permettent de prélever du sang ailleurs qu'au bout du doigt mais il y a des précautions à respecter : parlez en à votre médecin.

8) Il faut insister sur le fait que le stylo autopiqueur est instrument PERSONNEL qui ne doit en aucun cas être prêté même en changeant la lancette.


                                                                         

mardi 20 janvier 2015

POURQUOI Y A T IL UN ECART ENTRE LA MESURE DE LA GLYCEMIE DU LABORATOIRE ET CELLE DE MON LECTEUR???

Le sang utilisé pour les 2 mesures est différent :

1) Le sang total, prélevé au bout du doigt pour la mesure faite avec un lecteur de glycémie.

2) Le plasma, issu du prélèvement sanguin pour l'analyse effectuée au laboratoire.

Une différence de 20 % entre ces 2 valeurs est tolérée car n'entraînant aucune conséquence clinique.

Pour que les valeurs soient comparables, il faut qu'elles aient été mesurées exactement au même moment ( amenez votre lecteur avec vous au laboratoire et faites une glycémie comme d'habitude au bout du doigt).

Un écart de 20 % du lecteur est toléré. Mais au fond, l'important est que le résultat ne change pas votre décision.

Il est fortement déconseillé de procéder à une comparaison de résultats entre deux lecteurs de glycémie, qui, de toutes façons, ne vous donneront pas le même résultat.


                                                                               

mardi 13 janvier 2015

QUELS SONT LES RISQUES A LONG TERME SI JE NE ME TRAITE PAS???

Le risque existe dans les 2 types de diabète :

Il n'y a pas de "petit" diabète. Le risque de complications chroniques existe quel que soit le diabète mais toutes ces complications peuvent être prévenues ou retardées avec un traitement précoce et bien suivi.
Elles touchent :

1) Les yeux (rétinopathie) : Aucun ressenti avant que les lésions ne soient très avancées. Il faut faire un fond d'oeil tous les ans pour détecter des lésions débutantes et les traiter.

2) Les reins (néphropathie) : L'atteinte initiale ne peut se détecter qu'avec un dosage annuel de microalbuminurie. S'il est anormal, il existe des médicaments permettant (au moins au stade initial) de revenir en arrière.

3) Les nerfs (neuropathie) : Sensations désagréables (brûlures, piqûres) des pieds mais plus souvent une insensibilité de ceux-ci exposant à des plaies qui mettent très longtemps à cicatriser.

4) Le coeur et les artères : Le risque de faire un infarctus est pratiquement comparable au risque de quelqu'un qui aurait déjà fait un infarctus.

Zoom sur l'hypertension artérielle.

Si vous êtes diabétique, il faut maintenir votre tension artérielle à moins de 130/80 mmHg (ou 13/8) car l'hypertension artérielle:

1) Augmente le risque cardiovasculaire (infarctus, accident vasculaire cérébral...).

2) Aggrave la rétinopathie (atteinte des yeux).

3) Aggrave la néphropathie ( atteinte des reins) : les reins sont des filtres qui éliminent certaines substances de votre sang. Si vous faites passer de l'eau sous forte pression dans un filtre à café, il s'abîmera plus que si l'eau passe sous faible pression. C'est la même chose pour les reins..!!!

Si votre tension artérielle est trop élevée, il faut réduire votre consommation de sel, essayer de perdre du poids (si embonpoint), et si cela ne suffit pas, prendre les traitements que vous prescrira votre médecin.

J'ouvre une parenthèse pour afficher ma solidarité :






mardi 30 décembre 2014

POURQUOI CERTAINS DIABETIQUES PRENNENT-ILS DES COMPRIMES ET D'AUTRES DE L'INSULINE???

Le diabète de type 2 est une maladie évolutive. Lors du diagnostic, 50% des cellules du pancréas sont déjà "épuisées" sans retour possible.

Le pancréas va continuer à s'épuiser jusqu'à ce qu'il ne puisse fabriquer d'insuline et que l'on soit obligé d'en apporter sous forme d'injections.

L'évolution du diabète ne peut pas être évitée mais il est possible de la retarder en maintenant un bon équilibre glycémique grâce à une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et des médicaments.

Finalement, après un délai plus ou moins long (très prolongé si le diagnostic est précoce et un bon équilibre est maintenu),l’insuline sera nécessaire.

Elle ne doit pas faire peur : elle permet au contraire de sauver de nombreuses années de bonne qualité de vie au prix d’une ou plusieurs injections par jour ne prenant que quelques secondes, pouvant être faites très discrètement grâce aux stylos injecteurs et étant parfaitement indolores.

Il ne faut pas trop attendre pour débuter l’insuline sinon des complications risquent d’apparaître.

Zoom sur les traitements :

La tendance est souvent d’arrêter les traitements une fois que la glycémie, la tension artérielle ou le cholestérol sont normalisés.

Le diabète et toutes les anomalies qui l’accompagnent sont des maladies chroniques.

Arrêter le traitement reviendrait à enlever ses lunettes une fois que l’on voit bien!
Si votre glycémie s’est normalisée, c’est grâce au traitement (et bien sûr aussi à l’alimentation que vous surveillez).
Si vous arrêtez le traitement, la glycémie remontera… Si vous ne tolérez pas le traitement, parlez-en à votre médecin et/ou à votre pharmacien.

Parfois, de simples conseils peuvent améliorer les choses. Sinon, il y a toujours une autre possibilité de traitement.

 Mais n’arrêtez pas le traitement de vous-même!


mardi 6 mai 2014

POURQUOI MESURER SA GLYCEMIE ???

L'AutoSurveillance Glycémique (ASG) présente beaucoup d'avantages.

1) L'ASG vous permet de connaître immédiatement votre glycémie.

2) L'ASG vous permet de voir l'effet d'un aliment sur votre glycémie.

3) L'ASG vous permet d'adapter vos doses d'insuline.

4) L'ASG est également importante lorsque la glycémie peut varier de façon inhabituelle : activité physique mais aussi, maladie, stress, prise de certains médicaments (cortisone par exemple).

5) L'évolution de la moyenne des glycémies indiquée par votre lecteur vous permet de savoir si votre équilibre s'améliore ou non.

6) Il est important de noter les glycémies sur un carnet en utilisant bien les colonnes prédéfinies (avant repas et après repas).
Cela permet une lecture "verticale" du carnet et ainsi de déterminer à quel(s) moment(s) de la journée vos glycémies sont souvent anormales (trop hautes ou trop basses).

Zoom sur l'ASG :

1) Les résultats sont en mg/dl
Par exemple 235 mg/dl = 2,35 g/l, 73 mg/dl = 0,73 g/l.

2) Utilisez l'ASG avant mais aussi 2 heures après le début du repas pour évaluer l'effet des aliments et du traitement.

3) Discutez du nombre et de l'horaire des tests à réaliser avec votre médecin ainsi que de la conduite à tenir devant un résultat donné.

vendredi 11 avril 2014

QU'EST CE QUE L'HBA1C...??? A QUOI SERT-ELLE...???

L'hba1c signifie hémoglobine glyquée. Le glucose a la propriété de se fixer sur l'hémoglobine des globules rouges en fonction de sa concentration. L'hba1c correspond à la quantité de glucose fixé par les globules rouges au cours des 3 derniers mois.

Chez un individu non diabétique, l'hba1c est à moins de 6 %. L'objectif au cours du diabète est d'obtenir une hba1c à moins de 6,5 % même si la valeur reste souvent acceptable jusqu'à 7 %. Au dessus de 8 %, il y a danger réel et nécessité de discuter rapidement avec son médecin d'un changement de traitement.

Une élévation de 1 % de l'hba1c correspond environ à une augmentation de 30 mg/dl de la glycémie moyenne au cours des 3 derniers mois mais aussi de 30 % du risque de complications.
Inversement, chaque fois que vous réduisez de 1 % votre hba1c, vous réduisez de 30 % votre risque de complications.

Zoom sur les discordances entre hba1c et glycémie à jeun :

Plusieurs échelles de correspondance entre hba1c et moyenne glycémique sur 3 mois existent mais une des plus pratiques correspond au tableau ci-dessous.
Il arrive que la glycémie à jeun soit bien plus basse que l'hba1c ne le laisserait supposer (exemple : glycémie à jeun à 110 mg/dl, hba1c à 8 %). Dans ce cas, il faut suspecter une augmentation des glycémies après les repas et il est donc également important de les surveiller.
Si votre lecteur le permet, comparez les moyennes des glycémies avant et après repas.
Vous pourriez avoir des surprises...!!!

% hba1c :                                          Moyenne glycémique sur
                                                                3 mois (mg/dl)

        6                                                            120
        7                                                            150
        8                                                            180
        9                                                            210





mercredi 9 avril 2014

QUELS SONT LES SYMPTOMES DU DIABETE....???

Les symptômes du diabète de type 1 sont généralement visibles ; la plupart des cas surviennent avant 35 ans :

1) Soif importante.

2) Envie fréquente d'uriner y compris la nuit.

3) Amaigrissement malgré un appétit conservé voire augmenté.

4) En l'absence de traitement par insuline, risque de troubles de la conscience et de coma (acidocétose).

Les symptômes du diabète de type 2 sont en revanche quasiment inexistants. Le diabète apparaît généralement après 40 ans mais on commence à voir des cas chez des adultes jeunes voire des adolescents.

Le diabète de type 2 :

1) Est silencieux.

2) Est aussi dangereux à long terme que le diabète de type 1.

3) Doit être traité (d'abord par la diététique et l'activité physique, puis par les comprimés et enfin par  l'insuline).

Zoom sur les facteurs de risques :

Mal connu dans le diabète de type 1 et 2, ils sont représentés par :

1) L'hérédité.

2) Le surpoids (surtout s'il est localisé autour de la taille).

3) L'hypertension artérielle.

4) L'augmentation des triglycérides dans le sang.

5) Pour les femmes, le fait d'avoir eu un enfant pesant plus de 4 kg à la naissance (signe d'une probable hyperglycémie pendant la grossesse).

6) L'age.

7) Bon cholestérol (cholestérol HDL < 0,4 g/l).




QU'EST CE QUE LE DIABETE....???

La glycémie est la quantité de sucre (glucose) dans le sang. Le diabète est une augmentation de la glycémie :

Glycémie normale : Entre 70 mg/dl et 110 mg/dl à jeun et dans les 2 heures qui suivent un repas.

" Pre-diabète " : Entre 110 et 126 mg/dl à jeun

Diabète : Au dessus de 126 mg/dl à jeun.

Dans le diabète, la glycémie s'élève car l'hormone, (l'insuline) qui permet au glucose d'entrer dans vos cellules pour leur fournir de l'énergie, est absente ou insuffisante ou a du mal à agir.
L'insuline est en fait la clé qui permet au sucre (l'énergie de votre corps) de rentrer dans vos cellules, tout comme la clé de votre réservoir vous permet de mettre de l'essence dans votre véhicule.

Dans le diabète de type 1, la clé est perdue : il faut la remplacer.
Dans le diabète de type 2 (le plus fréquent), la serrure est bouchée (ce sont généralement les graisses au niveau du ventre qui empêchent l'insuline d'agir) : il faut déboucher la serrure, aider à la production de clés et à terme également la remplacer.

Zoom sur l'insuline :

Diabète de type 1 :

Vitale!!! Sans l'insuline, il y a rapidement une augmentation importante de la glycémie et risque d'acidocétose.

Diabète de type 2 : 

1)
Toujours suffisante pour éviter l'acidocétose.

2) Mais reste à terme nécessaire pour avoir un bon équilibre glycémique et éviter les complications.

3) Le traitement par insuline peut être retardé en maintenant un bon équilibre glycémique.

4) Il faut donc rechercher l'équilibre, d'abord grâce à une alimentation équilibrée et une activité physique régulière. Puis, si insuffisant, par des médicaments.






mercredi 26 mars 2014

NUTRITION : La pratique

Le petit déjeuner :

1) Un rôle important...

Un bon petit déjeuner apporte 20 à 25% de l'énergie quotidienne. Equilibré, il permet de bien démarrer la journée et de tenir jusqu'au déjeuner, en limitant les risques d'hypoglycémie.

2) Comment composer votre petit déjeuner ?

1 boisson : thé, café, tisane, chicorée...
1 féculent, de préférence complet : pain, céréales du petit déjeuner, biscottes...
1 produit laitier : yaourt nature ou édulcoré, lait écrémé ou demi écrémé, fromage blanc 0 ou 20% de matière grasse...
1 fruit : kiwi, orange, pamplemousse, clémentine... Préférez les entiers plutôt qu'en jus, leur index glycémique est plus faible.
1 noisette de beurre ou de margarine (personnellement je préfère le beurre).
1 produit sucré, s'il vous est indispensable.

3) Vous êtes gourmand ?

Les viennoiseries contiennent beaucoup de matières grasses et du sucre. Elles remplacent occasionnellement le pain beurré et le produit sucré de votre petit déjeuner.

Le déjeuner :

1) Un moment à privilégier...

Il apporte 35 à 40 % des apports énergétiques de la journée. Installez vous à table, prenez le temps de savourer votre repas et profitez de ce moment de détente.

2) Comment composer votre déjeuner ?

1 produit laitier : fromage blanc, yaourt, fromage (limitez vous à 1 portion par jour)...
1 viande, un poisson ou des oeufs.
Des fruits et/ou des légumes : avec un fruit ou un légume cru par repas et des légumes cuits consommés en alternance des féculents en accompagnement du plat.
1 féculent : en entrée, en dessert ou en accompagnement du plat et/ou sous forme de pain.
Un peu de matières grasses.
Un peu de sucre ou un édulcorant de type aspartam ou acésulfam, dont l'apport énergétique est négligeable.
De l'eau, seule boisson indispensable.

Le dîner :

1) Un repas variable...

Convivial, familial, festif...le dîner est plus léger que le déjeuner. Il apporte 30 à 35 % des apports énergétiques de la journée.
Composez votre dîner sur la même structure que le déjeuner.

2) Ce soir vous recevez ?

Proposez un menu gourmand et léger. Privilégiez poissons, fruits de mer, légumes verts, pains spéciaux et desserts à base de fruits. Pour finir ce repas en beauté, pensez aux cafés, tisanes et thés aux saveurs originales.

Pour l'apéritif
Proposez un assortiment du jardin (crudités) ou de la mer (crevettes, moules, surimi) en remplacement des gâteaux apéritifs traditionnels.

Et l'alcool
Les boissons alcoolisées apportent des calories et sont susceptibles de provoquer un déséquilibre du contrôle de la glycémie.

La collation :

1) Pourquoi fractionner ses repas ?

Une ou plusieurs collations, en plus des trois repas principaux, peuvent être nécessaires pour réguler votre glycémie.
Ces collations facultatives répondent à des recommandations particulières.
Suivez les conseils de votre médecin traitant.

2) Votre collation n'est pas systématique ?

Les jours ou vous faîtes une collation, veillez à adapter les autres repas. La collation ne vient pas en ajout des trois repas de la journée. Elle permet une répartition différente de l'énergie et donc des aliments sur la journée. Parlez en à votre médecin afin qu'il adapte votre traitement si nécessaire.

3) Conseil :

Il est important de bien structurer votre ou vos collations. Pris ensemble, les aliments des différents groupes ralentissent la vitesse d'absorption des glucides et favorisent ainsi la régulation de la glycémie. Voilà une des différences avec le grignotage.

Au même titre que votre traitement, la nutrition est un facteur clé dans la gestion du diabète. En maîtrisant la composition de vos repas, vous devenez acteur de votre santé.
L'équilibre alimentaire associé à la pratique régulière d'une activité physique, au moins équivalente à 30 minutes de marche rapide chaque jour, sont deux facteurs déterminants pour la maîtrise de votre glycémie.



mercredi 19 mars 2014

COMMENT BIEN FAIRE UNE INJECTION D'INSULINE???

 Avant l'injection :

1) La peau et les mains doivent être propre.

2) Le choix des aiguilles doit être adapté à la morphologie de chacun (celles de 8 mm sont adaptées à la plupart des patients).

3) Faire un test de sécurité avec le système injecteur (stylo pré-remplis) selon la notice d'utilisation.

4) Sélectionnez votre dose d'insuline.

Où injecter???

1) Dans le ventre ou les cuisses (avec pli), dans les fesses (sans pli), dans les bras, seulement si une tierce personne fait le pli ( ma femme m'injecte dans les bras).

2) Il est recommandé de garder une même zone d'injection (bras, cuisses,...) pour chaque horaire, si vous faites plus d'une injection par jour, tout en espaçant de deux travers de doigts à chaque fois. Cela permet de réduire le risque de formation de lipodystrophie.

Important :

Avant de choisir le point d'injection, regardez attentivement et palpez votre peau à la recherche de bosses, de creux ou de zones dures ; ce sont des signes de lipodystrophie.
Evitez d'injecter dans ces zones là.

Comment injecter???

1) Perpendiculaire à la peau, au sommet d'un large pli pincé entre le pouce et l'index.

2) En oblique à la base d'un pli cutané.

3) Comptez jusqu'à 10 à la fin de l'injection avant de retirer l'aiguille.

Après injection :

1) Retirer l'aiguille (ne pas remettre son capuchon protecteur au risque de se piquer).

2) Eliminez la conformément à la législation, comme recommandé par votre médecin en les jetant dans un collecteur prévu à cet effet.

A retenir :

A chaque nouvelle injection une nouvelle aiguille.
A chaque personne diabétique son stylo d'insuline.



vendredi 14 mars 2014

L'HYPOGLYCEMIE

L'hypoglycémie est due à une glycémie trop basse. Elle peut être source d'inquiétude pour certains (je ne vais pas vous mentir, je suis souvent inquiet, car la situation est désagréable).
Mais les situations d'hypoglycémie ne sont en général pas graves si vous pouvez les prévenir et y remédier avec l'aide de votre médecin traitant.

L'hypoglycémie concerne davantage les personnes qui suivent un traitement pour le diabète comprenant certains médicaments antidiabétiques oraux ou injectable (pour moi, Novonorm 2mg, Januvia et Lantus).

Je prends garde aux situations à risques.

Elle survient généralement en cas de changements dans les habitudes et le rythme de vie :

1) Un repas pris plus tard que d'habitude ou sauter.

2) Une activité physique plus intense ou prolongée, ainsi qu'à jeun.

3) Un sommeil difficile.

4) Un stress important ( j'ai connu ça pendant 6 ans en tant que commercial, mes taux étaient très haut).

5) Une consommation d'alcool même modérée (l'alcool a un effet sur la glycémie pendant 24h). Ne pas se privé non plus, je prends un verre de vin pendant le repas et cela ne me fait pas de mal...!!! (voir plus....!!!).

J'apprends à repérer les signes.

1) Fringales.

2) Maux de tête.

3) Palpitations.

4) Sueurs.

5) Vertiges.

6) Vision trouble. Etc, etc........!!!

Les signes de l'hypoglycémie sont différents d'une personne à une autre. De même, le niveau de glycémie auquel elle peut se déclencher varie selon les personnes.
Aussi est-il important d'apprendre, avec votre médecin, à repérer vos propres signes d'alerte.

Je connais les bons gestes.

En cas d'hypoglycémie, avoir les bons réflexes fait disparaître rapidement le malaise : resucrez-vous avec 3 morceaux de sucre, ou un verre de jus de fruit ou une demi canette de soda (non light bien sûr), pas plus ou encore des bonbons. Evitez le chocolat ou les fruits car l'effet resucrant est plus lent. Reposez vous pendant au moins 15 minutes. Si votre prochain repas est prévu dans plus de 2 heures, une collation immédiate avec un morceau de pain ou 2 biscottes par exemple vous préviendra d'une éventuelle rechute.

Je veille sur ma glycémie.

Il est important d'avoir sur soi de quoi se resucrer (j'ai toujours sur moi du sucre ou des bonbons).
En cas d'hypoglycémie présumée, si vous pratiquez l'autosurveillance de votre glycémie, faîtes une première mesure pour confirmer l'hypoglycémie. Puis attendez 10 à 15 minutes pour refaire une mesure pour vérifier si votre glycémie est bien remontée.

N'hésitez pas à parler d'une hypoglycémie à votre médecin traitant ou votre diabétologue. Une adaptation du traitement ainsi que de certaines habitudes, peut être nécessaire.


mardi 11 mars 2014

NOUVELLE PISTE CONTRE LE DIABETE.....!!!



 © Inserm/P. Collombat Des souris diabétiques ont été soignées grâce à une nouvelle stratégie thérapeutique : la reconversion cellulaire.
Comparé au coeur ou au cerveau, le pancréas n’est pas un organe glorieux. Sa fonction est pourtant fondamentale puisqu’il produit l’insuline de l’organisme, cette hormone qui ramène le taux de glucose sanguin à la normale en cas d’excès. Un seul type de cellule du pancréas est capable de synthétiser cette hormone : les cellules bêta. Or ce sont précisément ces dernières qui sont touchées dans le diabète de type 1. Le système immunitaire se retourne alors contre elles et les détruit irrémédiablement. En collaboration avec des chercheurs allemands, une équipe niçoise vient de montrer pour la première fois qu’il était possible de reconstituer le stock de cellules bêta dans le pancréas, en transformant certaines cellules intactes de l’organe, les cellules alpha, en cellules productrices d’insuline[1].
Cette manipulation a été réalisée chez la souris mais elle suscite d’ores et déjà l’enthousiasme. Car l’équipe a montré que cette reconversion cellulaire était assez simple : il suffit de forcer l’activation d’un seul gène de la cellule alpha, le gène Pax4, pour que celle-ci se transforme en cellule bêta et synthétise de l’insuline. Chose intéressante, le stock de cellules alpha n’est pas compromis par ce processus : à peine l’organisme a-t-il détecté la diminution de ce stock qu’une troisième catégorie de cellules pancréatiques, les cellules canalaires, se transforment spontanément en cellules alpha !
« On ignorait que les cellules pancréatiques pouvaient ainsi se transformer, note Patrick Collombat qui a conduit cette étude. Si l’on induit un diabète chez ces rongeurs, ils sont rapidement soignés grâce à ce processus». En laissant ce dernier s’opérer, les souris finissent même par avoir six fois plus de cellules bêta que la normale. Mais « si l’on ne contrôle pas ce cycle de régénération, les souris génèrent trop de cellules bêta donc trop d’insuline : les récepteurs à insuline de l’organisme sont saturés. Les rongeurs ne peuvent plus contrôler leur taux de sucre dans le sang ».
Avant de savoir comment éviter que la reconversion ne s’emballe, encore faut-il vérifier que l’on est capable, chez l’homme, de transformer des cellules alpha en cellules bêta. Patrick Collombat y croit. « Le pancréas de souris est un très bon modèle du pancréas humain. Il y a de fortes chance que ce phénomène puisse se dérouler chez l’homme ». L’équipe se prépare à le vérifier sur des cellules pancréatiques humaines en culture.
L’étape suivante consistera à trouver un moyen d’activer le gène Pax4 dans les cellules alpha humaine. Car l’observation réalisée aujourd’hui a été possible grâce à la mise au point de souris transgéniques. Chez ces dernières, les cellules alpha exprimaient spontanément le gène Pax4 dès qu’elles atteignaient leur maturité. « Pour y parvenir chez l’homme, il faudra sans doute tester des milliers de substances sur les cellules alpha pour voir laquelle les transforme en cellules bêta ».

Sources : La recherche (l'actualité des sciences).

RECETTES : Escalope milanaise et ses tagliatelles...!!!

Ce plat est une recette italienne complète et rapide à préparer. L’escalope milanaise contient de la farine et de la chapelure qu’il convient de comptabiliser dans la part des glucides en plus de la présence de pâtes dans la recette.


Préparation : 15 minutes
Cuisson : 15 minutes

Ingrédients (pour 6 personnes) :                                                

6 escalopes de veau
100 g de farine
2 œufs
200 g de biscottes
3 cuillères à soupe d’huile de tournesol
1/2 brick de coulis de tomates nature
400 g de tagliatelles sèches
500 g d’épinards en branches surgelés.
50 g de parmesan râpé
Sel, poivre
Basilic ciselé

Préparation :

  • Mixer ou écraser les biscottes afin de préparer la chapelure.
  • Répartir dans 3 assiettes différentes la farine, les œufs battus en omelette et la chapelure.
  • Fariner chaque escalope, les tremper dans les œufs battus puis dans la chapelure.
  • Faire chauffer de l’huile dans une poêle et faire cuire les escalopes pendant 5 min de chaque côté.
  • Faire cuire en même temps les tagliatelles dans une casserole d’eau bouillante pendant 10 minutes.
  • Passer et maintenir au chaud.
  • Faire de même avec les épinards surgelés. Passer, remettre dans la casserole.
  • Saler, poivrer et ajouter 2 cuillères à soupe de crème fraîche à 15 % en fin de cuisson.
  • Mélanger.
  • Servir chaque assiette avec les escalopes, les pâtes et les épinards.
Verser le coulis de tomate sur les escalopes et parsemer de parmesan râpé et de basilic ciselé.


Valeur nutritionnelle par personne : Protéines : 37 g - Lipides : 18 g - Glucides : 88,5 g - soit 664 kcal

Equivalence (pour m’aider à l’intégrer dans ma ration) : ¾ de baguette de pain, 350 g de riz blanc cuits, 310 g de quinoa cuits, 260 g de pommes de terre dauphine, 300 g de pommes de terre vapeur et 50 g de pain.

Auteur : Nicole Kucharski
Diététicienne nutritionniste diplômée


Visitez le site de Nicole Kucharski :  http://balade-en-dietetique.wifeo.com/

Recette publiée par l'AFD

vendredi 7 mars 2014

RECETTES : Boeuf Sauté à la Citronnelle...!!!

Pour 4 personnes / Préparation : 20 min / Repos : 30 min / Cuisson : 15 min


INGRÉDIENTS

  • 400 g de faux-filet de boeuf
  • 2 poivrons verts ou rouges
  • 1 oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 1 morceau de 2,5 cm de gingembre frais
  • 2 à 3 tiges de citronnelle
  • 3 cuillères à soupe de sauce soja
  • 3 cuillères à soupe de sauce nuoc-mam
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • ½ cuillère à café de purée de piment

PRÉPARATION

Pour réaliser la marinade de la viande, mélangez une cuillère à soupe d’huile d’olive, la  purée de piment, la sauce soja, la sauce nuoc-mam, l’ail écrasé et le gingembre frais râpé.
Coupez les tiges de citronnelle en deux dans le sens de la longueur et émincez-les.
Taillez la viande en fines lamelles.
Réunissez la marinade, le boeuf et la citronnelle puis réservez au frais pendant 30 minutes.
Émincez l’oignon et les poivrons.
Dans une sauteuse ou un wok, faites chauffer une cuillère à soupe d’huile puis ajoutez  l’oignon et les poivrons.
Laissez dorer environ 10 minutes à feu vif en mélangeant régulièrement.
Ajoutez le boeuf avec la marinade et faites colorer pendant environ 5 minutes (un peu moins si vous souhaitez une viande rosée).
Attention à ne pas saler car la sauce soja de la marinade est riche en sel.
Servez avec un riz blanc, de préférence du riz thaï.

N'hésitez pas à visiter l'annuaire boosterblog :
http://www.boosterblog.com

jeudi 6 mars 2014

LE LEXIQUE DU DIABETE

Un petit lexique pour tous les diabétiques :

Acides gras : éléments qui composent les matières grasses. Ils se présentent sous diverses formes : monoinsaturés, polyinsaturés, saturés et trans.

Acidocétose : complication grave pouvant se développer chez les personnes diabétiques quand les glycémies sont élevées et que les corps cétoniques s'accumulent dans le sang.

Activité physique : toute forme de mouvement résultant en une augmentation de la dépense énergétique.

Antidiabétiques oraux : médicaments sous forme de comprimés contribuant au contrôle du diabète. Selon la classe, ils agissent en augmentant la production d'insuline, en aidant les cellules à mieux capter l'insuline, en aidant les cellules à mieux utiliser le glucose, en diminuant la production de glucose par le foie ou encore en retardant l'absorption de certains glucides.

Artère : gros vaisseau sanguin transportant le sang du coeur vers les différentes parties de l'organisme.

Artériosclérose : épaississement, durcissement et manque d'élasticité des artères.

Athérosclérose : plaques graisseuses dans les artères.

Capillaire : vaisseau sanguin très petit joignant les artères et les veines.

Cellule : plus petite unité constituant un être vivant. Les tissus et les organes du corps humain sont composés de cellules.

Cétonurie : présence de corps cétoniques dans l'urine. Cela indique un mauvais contrôle du diabète.

Cholestérol alimentaire : variété de matières grasses que l'on trouve dans les aliments d'origine animale.

Cholestérol HDL : souvent appelé bon cholestérol et fabriqué par l'organisme. C'est un transporteur qui enlève le cholestérol du sang pour l'emmener au foie. Un taux élevé de HDL cholestérol (High Density Lipoprotein) peut contribuer à diminuer les risques cardiovasculaires.

Cholestérol LDL : souvent appelé mauvais cholestérol et fabriqué par l'organisme. Il transporte le cholestérol vers le sang. Le LDL cholestérol (Low Density Lipoprotein) favorise l'accumulation de plaques graisseuses dans les artères (ou athérosclérose) et favorise l'apparition de maladies cardiovasculaires.

Cholestérol sanguin : variété de matières grasses produites surtout par l'organisme. Une faible partie du cholestérol alimentaire se retrouve dans le sang. Il est influencé par la consommation de gras en général, plus particulièrement de graisses saturées.

Corps cétoniques : produits chimiques provenant de la dégradation des graisses que l'on peut trouver dans le sang et l'urine des diabétiques mal contrôlés. L'acétone est un des corps cétoniques. On le retrouve principalement chez les diabétiques de type 1.

Endocrinologue : médecin spécialiste des maladies des glandes, comme la thyroïde, le pancréas, les surrénales, etc....

Exercice : forme d'activité physique, organisée et structurée, sportive ou de loisir dans le but précis d'améliorer la condition physique.

Fibres alimentaires : constituant des végétaux. Certaines fibres alimentaires peuvent ralentir l'absorption du sucre et aider à diminuer le cholestérol.

Fructosamine : la fructosamine est un témoin du niveau moyen du glucose dans le sang au cours des deux-trois dernières semaines.

Glucagon : hormone produite par le pancréas dont la fonction est d'augmenter le taux de glucose dans le sang.

Glucides : termes comprenant l'ensemble des différents sucres qu'ils soient simples ou complexes.

Glucose : sucre simple s'avérant une des principales sources d'énergie de l'organisme.

Glycémie : taux de glucose dans le sang.

Glycosurie : présence de glucose dans les urines.

Gras monoinsaturés : matières grasses contenues dans certains aliments comme l'huile d'olive, huile de canola, certaines margarines molles, avocats, noix et graines (arachides, amandes, noisettes, pacanes, pistaches et noix de cajou). Ils peuvent faire baisser le taux de cholestérol en plus de contribuer au maintien et à l'augmentation du bon cholestérol (HDL).

Gras polyinsaturés : matières grasse contenues dans certains aliments comme l'huile de lin, soja, tournesol, carthame, maïs, certaines margarines molles, les poissons, quelques noix et graines ( grenoble, pin, citrouilles, tournesol et lin). Ces gras contribues à faire baisser le taux de cholestérol sanguin. On y trouve les gras oméga 6 et oméga 3 qui sont très bon pour la santé.

Gras saturés : matières grasses contenus dans certains aliments d'origine animale comme les produits laitiers (fromages, crème,...), les viandes, le saindoux, ainsi que les huiles de coprah, de palmiste et de palme. Ces gras contribuent à l'augmentation du mauvais cholestérol (LDL).

Gras trans (ou hydrogénés) : matières grasses contenues dans certains aliments fabriqués avec des huiles végétales hydrogénées, du shortening, ou de margarine à base d'huile partiellement hydrogénée. Ces gras sont présent dans les aliments comme les biscuits, muffins, beignets, croissants, pâtisseries, barres tendres,.... lisez bien les étiquettes pour connaître le type d'huile contenue dans ce genre d'aliments. Ils contribuent à augmenter le taux de mauvais cholestérol (LDL) et à diminuer le taux de bon cholestérol (HDL).

Hémoglobine glyquée ou glycosylé (A1C) : partie de l'hémoglobine liée au glucose, permettant d'évaluer le contrôle du diabète lors des deux à trois derniers mois.

Hormone : substance produite par une glande, agissant sur le fonctionnement d'organes spécifiques.

Hyperglycémie : augmentation du taux de glucose dans le sang au dessus des valeurs normales.

Hyperinsulinisme : production trop importante d'insuline par le pancréas ou trop grande quantité d'insuline injectée dans le corps.

Hypoglycémie : diminution du taux de glucose dans le sang au dessous des valeurs normales.

Îlots de Langerhans : ensemble des cellules du pancréas responsable de la production d'insuline et de glucagon.

Indice de masse corporelle : une façon de mesurer le poids santé.

Insuline : hormone sécrétée par le pancréas ayant pour fonction d'abaisser le taux de glucose dans le sang et de permettre aux cellules d'utiliser le glucose.

Insulinodépendant : diabète traité avec des injections d'insuline.

Insulinothérapie : traitement utilisant des injections d'insuline.

Lipides : terme utilisé pour désigner les matières grasses.

Lipodystrophie : bosses ou creux pouvant apparaître aux sites d'injection de l'insuline.

Métabolisme : ensemble des transformations des aliments dans l'organisme.

Néphrologue : médecin spécialiste des maladies du rein.

Néphropathie : affection du rein pouvant aller jusqu'à l'arrêt de sa fonction. Souvent une complication du diabète de type 1 et 2.

Neurologue : médecin spécialiste des maladies du système neurologique.

Neuropathie : maladie du système nerveux, fréquemment une complication du diabète. Elle peut causer des douleurs ou des paralysies. Elle se manifeste souvent par des petits picotements, des fourmillements ou encore une perte de sensation.

Oedème : enflure, gonflement.

Ophtalmologiste : médecin spécialiste des maladies de l'oeil.

Pancréas : glande responsable de la production d'hormones dont l'insuline et le glucagon, et de substances nécessaires à la digestion (enzymes).

Poids santé : poids associé au plus faible risque pour la santé d'une personne. Il se calcule en fonction de la taille et du poids.

Pompe implantable : appareil inséré sous la peau, muni d'un mécanisme contribuant à libérer de l'insuline dans le sang.

Protéine : élément spécifique de la matière vivante. Elles sont nécessaires à la construction, la réparation et au renouvellement de tous les organes du corps humain.

Rétinopathie : maladie de la rétine. Très souvent une complication du diabète, surtout de type 1. Elle peut causer une baisse importante de la vision, et dans les cas les plus graves, la cécité.

Stylo-injecteur : dispositif ayant l'apparence d'un stylo utilisé pour l'administration d'insuline.

Substituts de sucre : substances fabriquées en industries, au goût sucré, ayant une valeur énergétique faible ou nulle. Généralement, elles ont peu d'influence sur la glycémie.

Triglycérides : types de matières grasses que l'on trouve dans le sang et dans les réserves de gras de l'organisme.

Veine : vaisseau sanguin transportant le sang vers le coeur.