vendredi 28 février 2014

LE CHOCOLAT ET LE DIABETE

Chocolat et diabète sont-ils compatibles ? Faut-il s’en priver quand on est diabétique ? Les bienfaits du chocolat pour le moral et la santé sont pourtant bien connus. En fait, il existe différentes sortes de chocolat (noir, blanc, au lait, fourré...) dont la composition et la qualité nutritionnelle varient d’un produit à l’autre. Revue de détail des différents chocolats.
C’est Pâques et vous vous apprêtez à acheter les œufs que vous cacherez dans le jardin pour les enfants ? Ou vous préparez une fête et vous êtes devant la vitrine à vous demander ce qu’il faut choisir. En fait, il n’y a pas “le chocolat” mais “des chocolats”, et l’industrie agroalimentaire déborde d’imagination et  d’ingéniosité pour proposer des produits très variés. Mais dans certains cas, la part de chocolat est très faible. Entre la barre chocolatée industrielle à faible teneur en cacao et le chocolat supérieur d’un grand chocolatier, les écarts sont importants en matière de qualités nutritionnelles.

On trouve le chocolat sous différentes formes : tablettes, chocolat en poudre, confiseries, bonbons,  pâtes à tartiner... Ce sont globalement des mélanges de pâte de cacao auxquels on ajoute en proportions variables : du beurre de cacao, du sucre, du lait, des aromates, des noisettes, des amandes, des raisins secs, etc.

Les vertus du chocolat

Noir, au lait, ou blanc, le chocolat apporte des éléments nutritionnels intéressants. C’est un aliment riche en glucides et en lipides, mais aussi en protéines végétalesLe chocolat apporte en moyenne entre 490 et 550 kcal pour 100 g. Les graisses proviennent du beurre de cacao¹ constitué de 62% d’acides gras saturés (acide stéarique et palmitique), 35% d’acides gras mono-insaturés (acide oléique) et 3% d’acides gras polyinsaturés (oméga-3 et oméga-6). L’acide stéarique se transforme lors de la digestion en acide oléique, protecteur de l’augmentation du cholestérol sanguin.

Qualités du chocolat noir

Le chocolat noir est riche en magnésium, nécessaire au bon fonctionnement neuromusculaire, il apporte du fer (anti-anémique), de la vitamine E et du cuivre (qui joue un rôle vital dans de nombreux métabolismes). Sa richesse en polyphénols (flavanols), constituants antioxydants que l’on retrouve dans les fruits, les légumes, le thé, le vin…permet de diminuer les risques liés au vieillissement et aux maladies cardiovasculaires. Il apporte également de la théobromine et de la caféine, stimulants du système nerveux.

Le chocolat noir de qualité supérieur est moins sucré et ne contient pas d’arômes artificiels, de conservateurs, de colorants, d’agents de texture ou d’huile de palme en plus du beurre de cacao (l’huile de palme est mauvaise pour les artères et le cholestérol ²). Il a donc par définition plus de qualités nutritionnelles que les chocolats bas de gamme au lait ou fourrés, par exemple. Une seule règle, lisez la composition et comparez les produits entre eux ³.

Index glycémique faible (IG)

Quand il contient du lait, le chocolat apporte en plus du calcium. Certes, la teneur en saccharose (sucre) est élevée, mais la plupart des chocolats ont un index glycémique (IG) faible  (< 50) dû à la présence de graisses qui ralentissent l’absorption du sucre. Cependant, en raison justement de cette teneur en graisses, il faut évitez d’utiliser le chocolat pour se resucrer en cas de malaise hypoglycémique. Ne le consommez jamais seul.

Et les chocolats sans sucre ou allégés

En ce qui concerne les chocolats light, ils ne contiennent pas de saccharose (sucre) mais du maltitol, un polyol qui est calorique (2,4 kcal/g), pour une qualité gustative qui laisse souvent à désirer. Evitez les produits pour diabétiques contenant du fructose car son excès augmente le taux de triglycérides dans le sang, ce qui constitue un facteur de risque cardiovasculaire.

Combien de carrés de chocolat peut-on consommer quand on est diabétique ?

La consommation de quelques carrés de chocolat noir, au lait, blanc de temps en temps, pour le plaisir, s’intègre donc parfaitement à l’équilibre alimentaire d’une personne diabétique (1 carré = 5 g pour une tablette classique de 100g, une petite bouchée ou chocolat individuel d'une boîte = 10 g, et une grosse bouchée de chocolat (type rocher) = 40g selon les marques). Si vous souhaitez manger du chocolat, il est indispensable de le comptabiliser dans votre apport glucidique et dans votre ration conseillée, tout en continuant à bien équilibrer votre diabète et à surveiller vos glycémies.

En résumé : Consommez le chocolat plaisir !

- Quel que soit le type de chocolat, privilégiez la qualité sur la quantité.

- Lisez les étiquettes du produit pour en connaître la composition et bien choisir son chocolat.

- Préférez le chocolat noir supérieur avec un pourcentage de cacao élevé. Certaines marques offrent des produits de qualité à des prix raisonnables en grande surface ou dans les magasins spécialisés (et même certains chocolatiers réputés).

- Dans tous les cas, le chocolat est à consommer occasionnellement et avec modération.
Notes

¹ Teneur en cacao et en beurre de cacao.
Sur une tablette, un pourcentage élevé de cacao n'indique pas forcément une plus faible teneur en beurre de cacao. Toute dépend de l'origine du produit (fèves) et de la tenue que l'on veut donner au produit final (chocolat) : fluidité, texture… La mention beurre de cacao inclut le beurre de cacao que l’on rajoute et celui déjà présent naturellement dans la pâte de cacao. Dans les chocolats grands crus, le beurre rajouté provient de la même fève. Ainsi, un chocolat noir de qualité à 72% de cacao peut parfois contenir plus de beurre de cacao qu'un chocolat noir à 65% de cacao.

² Une directive européenne autorise l'ajout de matières grasses végétales dans la fabrication du chocolat.

³ Le chocolat d’enrobage qui sert pour les bonbons, les chocolats individuels en boite ou les œufs, les poules et les figurines de Pâques se nomme “couverture”. Il est proche du chocolat en tablette et existe en noir, au lait, et au chocolat blanc. Il vous est possible de connaître sa composition et sa teneur en cacao en regardant sur le paquet ou en le demandant au commerçant.

LE DIABETE DE TYPE 1

Définition

Le diabète se caractérise par une hyperglycémie (taux de sucre) élevée dans le sang. Lors d’un dosage à jeun, ce taux est supérieur à 1,26g/l (7,7 mmol/l) ou supérieur à 2g/l à n’importe quel moment de la journée.
Le diabète de type 1 se manifeste généralement dans l’enfance ou à l’adolescence, quelquefois à l’âge adulte, chez des sujets souvent minces.
Le diabète peut entraîner des complications :
- au niveau des petits vaisseaux du rein avec un risque d’insuffisance rénale chronique, une atteinte des yeux avec risque de cécité, une atteinte du système nerveux associant des troubles moteurs et sensitifs ;
- des gros vaisseaux (au niveau du cœur, du cerveau, des membres…) avec un risque d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral et d’artériopathie des membres inférieurs.
Les personnes diabétiques ont plus de chance de développer une infection. Il est également possible qu’une hyperglycémie trop élevée entraîne des comas, voire le décès.

Causes

Le diabète de type 1 est causé par une production nulle ou insuffisante d’insuline(hormone secrétée par le pancréas et qui permet au sucre de rentrer dans les cellules pour leur donner de l’énergie) en raison d’une autodestruction de certaines cellules du pancréas dont la cause est mal connue.

Symptômes

Le diabète de type 1 peut ne présenter aucun symptôme et être dépisté au cours d’un bilan biologique sanguin ou urinaire de contrôle (présence de sucre et parfois de corps cétoniques). Toutefois, ces cas sont assez exceptionnels.
Généralement, les symptômes sont :
- des envies importantes d’uriner, de manger et de boire ;
- une hypotension ;
- des troubles du comportement ;
- une fatigue ;
- des nausées, voire des vomissements ;
- des douleurs abdominales ;
- une perte de poids ;
- des troubles de la vue.
Des signes d’infections bactériennes et mycosiques peuvent faire suspecter un diabète.
Le diabète de type 1 peut être découvert suite à une complication appelée acidocétose diabétique (accumulation de substances acides et de sucre dans le corps) pouvant conduire au coma, voire au décès.

Conseils de prévention

Le diabète de type 1 ne peut, pour le moment, être prévenu.
Toutefois, lorsqu’il est installé, il est primordial :
- de conserver une glycémie correcte ;
- d’être suivi par un médecin régulièrement ;
- de suivre son traitement correctement ;
- de prendre en charge toute infection rapidement ;
- de traiter l’hypertension artérielle et les anomalies lipidiques éventuellement associées ;
- de cesser la consommation de tabac.

Analyses - Examens

Le diagnostic du diabète de type 1 repose sur la mesure de la glycémie à jeun ou après absorption d’une solution sucrée.
Afin de dépister d’éventuelles complications, un examen médical complet est nécessaire.

Traitements

Le traitement du diabète de type 1 repose sur :
- l’administration quotidienne d’insuline par injection sous-cutanée (les doses sont adaptées en fonction des activités physiques et de l’alimentation). La personne fait généralement les injections elle-même. La mise en place de pompe à insuline (petit boîtier programmé pour injecter régulièrement dans la peau de la personne de l’insuline) peut être effectuée ;
- la surveillance régulière par le malade (plusieurs fois par jour ou par semaine) du taux de sucre dans le sang grâce à un appareil adapté ;
- des consultations avec un nutritionniste afin d’adapter le régime alimentaire ;
- le suivi médical régulier. Une consultation médicale et un bilan biologique sont recommandés trois à quatre fois par an.
Toute personne diabétique doit bénéficier, au minimum une fois par an,  d’un examen des pieds, d’un examen ophtalmologique complet, d’un examen cardiaque approfondi et d’un examen des urines.
En complément d'un traitement adapté, la phytothérapie peut être utile.

Phytothérapie

Pour les états diabétiques, il est possible d'utiliser, au choix, l'une de ces préparations :
- en décoction : genévrier baies séchées. Mettre 100 g dans 1 litre d'eau, porter à ébullition 10 minutes, filtrer. 1 tasse non sucrée après le repas ;
- en infusion : eucalyptus feuilles. Mettre 30 g dans 1 litre d'eau, laisser infuser 10 minutes. 1 tasse non sucrée après le repas.
Pour les états pré-diabétiques ou tendance au diabète, il est possible d'utiliser, au choix, l'une de ces préparations :
- en infusion : noyer feuilles. Mettre 0,5 g dans 1 litre d'eau, laisser infuser 10 minutes. 1 tasse non sucrée en fin de repas ;
- en infusion : myrtilles feuilles. Mettre 20 g dans 1 litre d'eau, laisser infuser 10 minutes. 1 tasse non sucrée en fin de repas.


jeudi 27 février 2014

LE DIABETE DE TYPE 2

Le diabète, fréquemment appelé diabète sucré, est caractérisé par un taux de sucre élevé dans le sang (hyperglycémie). Ce taux est supérieur à 1,26 g/l lors d'un dosage à jeun ou supérieur à 2 g/l à n'importe quel moment de la journée.

Dans le diabète de type 2 (anciennement diabète gras ou non insulinodépendant), la sécrétion d’insuline (hormone sécrétée par le pancréas qui permet au sucre d'entrer dans les cellules pour leur donner de l'énergie) existe, mais elle est souvent minime et peu active au niveau des cellules (insulino-résistance).
Le diabète de type 2 est généralement dépisté après 40 ans. Une hypertension artérielle et un taux élevé de cholestérol dans le sang sont souvent associés.
Les complications du diabète
Les principales complications du diabète sont :
- des atteintes des petits vaisseaux du rein (néphropathie) pouvant entraîner une insuffisance rénale chronique, des yeux (rétinopathie) avec risque de cécité, du système nerveux (neuropathie) associant des troubles moteurs et des troubles de la sensibilité ;
- des atteintes des gros vaisseaux situés au niveau du cœur, du cerveau, des membres pouvant entraîner infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral et artériopathie des membres inférieurs (obstruction des artères par des caillots contenant en partie du sang).
Le risque de développer une infection est très important chez les personnes diabétiques.
Une hyperglycémie trop importante peut entraîner des comas avec décès possible.
Causes
Le diabète de type 2 peut être causé par :

- des anomalies génétiques ;
- des maladies hormonales ;
- des pathologies du pancréas ;
- la prise de certains médicaments…
Les facteurs de risque du diabète de type 2
Il existe une prédisposition génétique au diabète de type 2 : le fait d'avoir un parent diabétique multiplie ainsi par deux le risque.
Parmi les autres facteurs de risque :
- la sédentarité ;
- l’obésité ou une prise de poids importante ;
- l’existence d’un antécédent de diabète gestationnel (diabète survenant pendant la grossesse) ;
- un enfant né avec un poids supérieur à 4 kg.
Symptômes
Le diabète de type 2 est généralement asymptomatique (sans symptôme) et dépisté lors d’un bilan biologique sanguin de contrôle.
- des envies importantes d’uriner (polyurie), de manger (polyphagie) et de boire (polydipsie) ;
- une hypotension ;
- des troubles du comportement ;
- une fatigue ;
- des nausées, voire des vomissements ;
- une perte de poids ;
- des troubles de la vue ;
- des signes d’infections bactériennes et mycosiques (champignons).
Parfois, le diabète de type 2 est découvert lorsque surviennent de graves complications associées à cette maladie :
- un coma hypérosmolaire (déshydratation majeure et taux de sucre très élevé dans le sang) ;
- une acidocétose (accumulation de substances acides et de sucre dans le sang).
La consultation médicale est indispensable afin de bénéficier rapidement d’une prise en charge adaptée.
Conseils de prévention
Il existe des mesures préventives pour éviter la survenue du diabète de type 2 :
- suivre un régime alimentaire adapté et équilibré ;
- perdre du poids en cas de surpoids ou d’obésité ;
- pratiquer une activité physique régulière.
Lorsque le diabète est installé, et afin d’éviter la survenue de complications,  il est indispensable de :
- avoir un suivi médical ;
- suivre correctement son traitement ;
- surveiller régulièrement sa glycémie (taux de sucre dans le sang) ;
- prendre en charge rapidement toute infection ;
- traiter l’hypertension artérielle et les anomalies lipidiques (taux élevé de cholestérol…) éventuellement associées ;
- arrêter la consommation de tabac.
Depuis juillet 2013, il est recommandé aux personnes souffrant d'un diabète non équilibré par un simple régime de se faire vacciner contre le pneumocoque en raison du risque élevé qu'elles ont de contracter une infection invasive à pneumocoque. Ce vaccin protège en effet à 80 % contre les pneumonies à pneumocoque (23 sortes de pneumocoques sur 90).
Analyses - Examens
Le diagnostic du diabète de type 2 repose sur :
- la
 mesure de la glycémie (taux de sucre dans le sang) à jeun ou après absorption d’une solution sucrée ;
- un examen médical complet afin de dépister d’éventuelles complications.
Traitements
Le traitement initial du diabète de type 2 repose sur le suivi d'un régime alimentaire adapté et la pratique d'une activité physique régulière. L’éducation thérapeutique du patient est l’une des piliers de cette prise en charge.
Si ces mesures ne suffisent pas pour diminuer le taux de sucre dans le sang, le médecin prescrira un traitement médicamenteux oral et non insulinique. De nouvelles recommandations de santé, publiées en février 2013, préconisent de prescrire la metformine seule en première intention.
Dans un deuxième temps, si ce traitement ne permet toujours pas d'atteindre l'objectif glycémique fixé, une bithérapie, puis une trithérapie, pourra être envisagée sur la base d'une association de metformine et de sulfamide hypoglycémiant.
A un âge avancé, ou lorsque les traitements oraux ne sont plus suffisants, l'insuline devient le traitement de référence.
L’éducation des personnes atteintes de diabète est primordiale. Des consultations avec un nutritionniste sont généralement conseillées.
Un suivi médical impératif chez les diabétiques
Les personnes diabétiques doivent surveiller elles-mêmes régulièrement (plusieurs fois par jour ou par semaine) le taux de sucre dans le sang grâce à un appareil adapté.

Le suivi régulier par un médecin est impératif : la consultation et le bilan biologique sont conseillés 3 à 4 fois par an. Au minimum, une fois par an, toute personne diabétique doit bénéficier de :
- un examen des pieds (risque majeur de lésions de la peau) ;
- un examen ophtalmologique complet (
fond d’œil) ;
- un examen cardiaque approfondi (
électrocardiogramme…) ;
- un examen des urines.
En complément d'un traitement adapté, la phytothérapie peut être utile.
Phytothérapie
Pour les états diabétiques, il est possible d'utiliser, au choix, l'une de ces préparations :
- en décoction : genévrier baies séchées. Mettre 100 g dans 1 litre d'eau, porter à ébullition 10 minutes, filtrer. 1 tasse non sucrée après le repas ;
- en infusion : eucalyptus feuilles. Mettre 30 g dans 1 litre d'eau, laisser infuser 10 minutes. 1 tasse non sucrée après le repas.
Pour les états pré-diabétiques ou tendance au diabète, il est possible d'utiliser, au choix, l'une de ces préparations :
- en infusion : noyer feuilles. Mettre 0,5 g dans 1 litre d'eau, laisser infuser 10 minutes. 1 tasse non sucrée en fin de repas ;
- en infusion : myrtilles feuilles. Mettre 20 g dans 1 litre d'eau, laisser infuser 10 minutes. 1 tasse non sucrée en fin de repas.


mercredi 26 février 2014

UN DOCUMENT A TELECHARGER

Très important pour les parents ayant des enfants diabétiques.

http://www.youscribe.com/catalogue/rapports-et-theses/autres/surveillance-epidemiologique-du-diabete-de-l-enfant-2363437

mardi 25 février 2014

LES REPAS DE FETES

Ce n'est pas parce que vous avez du diabète que vous ne pouvez pas partager un bon repas de fête avec votre famille ou vos amis.
Aucun aliment n'est interdit, à condition de faire preuve de modération, surtout avec l'alcool et les produits riches en graisses ou en sucres.
Voici quelques suggestions pour faire de ces repas des instants de plaisir.

VOUS ÊTES INVITE
(au restaurant, dans votre famille, chez vos amis....) Inutile d'angoisser!!!
Suivez plutôt ces quelques conseils :

1) N'abusez pas des amuse-gueules servis lors de l'apéritif, souvent riches en graisses, en sel ou en sucres cachés.

2) Si possible, prenez connaissance du menu avant de commencer votre repas : cela vous permettra de faire des choix, sans vous priver.

3) Huîtres, saumon, foie gras, dinde.... Aucun aliment n'est interdit, à condition de faire preuve de modération. Vous pouvez faire des choix en fonction de vos préférences. Si vous souhaitez goûter à tout, contentez-vous d'une portion de chaque aliment (1 portion = 1 tranche de foie gras ou de saumon ; 1 morceau de dinde, de préférence sans la peau ; 2 ou 3 huîtres...).

4) Au rayon sucré, si vous avez le choix, préférez sorbets ou salades de fruits aux pâtisseries et chocolats que vous pouvez toutefois consommer avec modération, de préférence à la fin du repas (plutôt que seuls en grignotage).

5) Manger  " léger " au cours des repas précédant et suivant le repas de fête afin de rétablir l'équilibre, sans pour autant sauter de repas.

6) Continuer à pratiquer une activité physique.

VOUS INVITEZ
C'est une situation plus facile à gérer car vous avez la possibilité de préparer le menu que vous avez choisi.

Alcool : vider son verre le moins souvent possible

1) Il y a la même quantité d'alcool dans un verre d'apéritif ou de digestif, une coupe de champagne et un ballon de vin.

2) Attention si vous conduisez après le repas!!! Le taux d'alcool au volant doit être < 0,5 g/l de sang - ce qui correspond à deux verres - et il faut environ 1 heure pour " éliminer " 0,1 g d'alcool.

3) Il est recommandé de ne pas consommer du tout d'alcool si l'on prend des médicaments.

Et tout particulièrement

1) La consommation de certains alcools (whisky, vodka...) en dehors des repas augmente le risque d'hypoglycémie.

2) D'autres boissons alcoolisées ( liqueurs apéritives, vin doux) contiennent beaucoup de sucre.

Dans tous les cas, pour éviter de trop boire, videz ou changez votre verre le moins souvent possible...




vendredi 21 février 2014

LES COMPLICATIONS DES DENTS ET DES GENCIVES

Les complications au niveau des dents et des gencives sont appelées maladies parodontales ou parodontopathies.
Elles sont beaucoup plus fréquentes chez les personnes ayant un diabète et leur développement peut favoriser le déséquilibre du diabète.
C'est pourquoi il est essentiel de maintenir une bonne hygiène dentaire et de réaliser un bilan dentaire au moins une fois par an.
Associé à un diabète équilibré, cela permet d'éviter ou de limiter l'apparition de ces complications.

D'où viennent les maladies parodontales?

Quand le brossage n'élimine pas suffisamment les bactéries, elles s'accumulent sur les dents et les gencives et forment la "plaque dentaire". Sa transformation en tartre peut alors favoriser l'apparition des maladies parodontales:

1) Au début c'est la gingivite, une inflammation des gencives;

2) Puis la parodontite va toucher l'ensemble du tissus de soutien de la dent (gencive, ligament, os). C'est une maladie infectieuse qui ne guérira pas spontanément. Les dents peuvent bouger voire se déchausser jusqu'au bout de la racine.

Quels sont les symptômes à surveiller?

Dès que les gencives deviennent rouges, gonflées, ou saignent lors du brossage, une consultation chez le chirurgien-dentiste est indispensable.

Dans certains cas, des antibiotiques pourront être prescrits par le chirurgien-dentiste avant des soins.

À noter: plus ces symptômes sont pris en charge tôt, plus le traitement est efficace.

IMPORTANT: LE TABAC AUGMENTE LE RISQUE DE MALADIES PARODONTALE.

En pratique, que puis-je faire?

Je suis attentif à l'équilibre de mon diabète, grâce à une alimentation équilibrée, la pratique d'une activité physique régulière et la prise de mon traitement.
Ainsi, le risque de complications au niveau des dents et des gencives peut diminuer.

Au quotidien, je suis les recommandations de mon dentiste pour une bonne hygiène dentaire:

1) Je me brosse les dents pendant trois minutes après chaque repas et au moins deux fois par jour (le brossage du soir est très important!!!).

2) Je me brosse les dents "du rouge vers le blanc", c'est à dire de la gencive vers la dent. Je n'oublie aucune face dentaire (côté joue et côté langue).

3) Je préfère une brosse à dents souple avec une petite tête pour brosser partout.

4) Selon les conseils de mon dentiste, j'utilise une brossette interdentaire de taille adaptée, du fil dentaire, un racloir à langue ou une brosse à dents électrique.

parlez-en avec votre médecin traitant ou votre dentiste.

Le suivi des dents et des gencives.

1) Un bilan dentaire une fois par an chez votre chirurgien-dentiste (c'est l'un des sept points de suivi recommandés* quand on a un diabète).

2) Une consultation chez votre chirurgien-dentiste dès que des symptômes apparaissent: douleurs, gencives rouges ou gonflées, saignements.

3) Penser à informer le dentiste de votre diabète et votre médecin traitant en cas de maladie parodontale.

4) Les soins bucco-dentaires en lien avec le diabète (bilan dentaire annuel ou détartrage par exemple) sont pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie au titre du diabète déclaré en Affection de longue durée (ALD), sur la base des tarifs de remboursement de l'Assurance maladie.





*Source: Haute autorité de santé.






jeudi 20 février 2014

LES SOINS DES PIEDS

Lorsque l'on a du diabète, il est particulièrement important de prendre soin de ses pieds.

Un diabète  mal équilibré a un effet sur la circulation du sang et la sensibilité des pieds. Le chaud, le froid et la douleur sont moins bien perçus.
Les petites blessures, les ampoules, les cors et les infections peuvent passer inaperçus,avoir du mal à cicatriser et s'aggraver.
Voici quelques conseils pour bien prendre soin de vos pieds.

Je soigne ma toilette:

1) Je lave mes pieds tous les jours à l'eau tiède en évitant les bains prolongés.

2) Je les sèche bien, en particulier entre les orteils.

3) J'applique une crème hydratante si j'ai les pieds secs.
4) Je coupe ou je fais couper mes ongles soigneusement (en carré avec des angles légèrement arrondis), pour éviter qu'ils ne blessent les autres orteils et qui'ils ne s'incarnent.

5) Je n'utilise pas d'objets blessants (ciseaux pointus, râpe en fer, lame de rasoir, etc...).

6) J'examine mes pieds régulièrement, dessus, dessous et entre les orteils pour vérifier que je n'ai pas d'ampoules, de petites plaies ou des fissures. Je peux me faire aider ou bien utiliser un miroir.

J'adopte quelques réflexes simples...

1) Je vérifie qu'il n'y a rien dans mes chaussures avant de les enfiler.

2) Je ne marche pas pieds nus, y compris sur les moquettes et à la plage.

3) Je choisis des chaussures confortables et je les achète en fin de journée.

4) J'évite le contact avec les sources de chaleur (bain trop chaud, bouillote, radiateur, cheminée, etc...).

En cas de blessure, je réagis rapidement...

1) Je lave à l'eau claire et j'applique un désinfectant incolore (pour pouvoir suivre l'évolution de la blessure). Je fais un pansement avec une compresse stérile sèche maintenue par un sparadrap en papier.

2) Je consulte mon médecin, il vérifiera également que je suis vacciné contre le tétanos.

Mes interlocuteurs privilégiés :

1) le médecin traitant ou le diabétologue examine mes pieds au moins une fois par an.

2) Le pédicure-podologue intervient en cas de complications au niveau de mes pieds.





mardi 18 février 2014

DEPISTER LES COMPLICATIONS DE L'OEIL.

On n'y pense pas forcément mais le diabète peut fragiliser l'oeil et en particulier la rétine. La rétinopathie diabétique peut apparaître après plusieurs années d'évolution du diabète, surtout si la glycémie n'est pas équilibrée.
Cette complication est longtemps silencieuse: on ne ressent ni gêne, ni douleur au niveau des yeux. Les troubles de la vue apparaissent à un stade avancé. Le seul moyen de vérifier que vos yeux ne sont pas atteints est de se faire dépister chaque année*. Détectée précocement et traitée rapidement, il est possible de ralentir la progression de cette complication.

JE ME FAIS DEPISTER CHAQUE ANNEE*

Deux techniques existent pour détecter une rétinopathie:

1) Le fond de l'oeil

Réalisé par un ophtalmologue, le fond de l'oeil nécessite une dilatation des pupilles à l'aide de gouttes pendant environ 20 minutes.

Cet examen n'est pas douloureux mais entraîne une gêne liée à la dilatation de la pupille pendant les deux ou trois heures qui suivent.

2) La rétinographie ou photographie du fond de l'oeil

Un professionnel de santé (infirmière ou orthoptiste) prend une photo de la rétine (le plus souvent sans dilatation des pupilles).
Elle est lue dans un second temps par un ophtalmologue: en cas d'anomalie, un rendez-vous avec un ophtalmologue est nécessaire.

Certains réseaux et centres de santé disposent de rétinographes.
Demandez conseil à votre médecin traitant.

JE PREPARE MA VISITE

1) J'indique le motif de ma visite au moment ou je prends rendez-vous chez l'ophtalmologue.

2) Je n'oublie pas de prendre les résultats de mes derniers examens de santé et la liste de mes médicaments.

3) Je note sur mon agenda à quel moment je dois prendre rendez-vous pour l'année prochaine.

EN CAS DE DILATATION DES PUPILLES

1) J'emporte des lunettes de soleil car je peux être gêné par la lumière.

2) Je me fais accompagner ou je prends les transports en commun car je ne peux pas conduire après l'examen (si possible).

Bon à savoir:

Pour prévenir les complications de l'oeil, il est recommandé d'atteindre et de maintenir les objectifs d'HbA1c (hémoglobine glyquée) et de tension artérielle définis avec son médecin traitant.
Pour ma part je pratique la fructosamine en remplacement car j'ai une thalassémie.
Ce qui fausse les résultats de l'hémoglobine glyquée sur ma personne.



*Ou dans certains cas, tous les deux ans, selon les recommandations de votre médecin traitant.                        


jeudi 13 février 2014

BOUGER, C'EST LA SANTE....!!!

Toute activité physique, modérée et régulière, peut être bénéfique (marcher, monter un escalier, faire du vélo, jouer avec ses enfants ou ses petits enfants, bricoler, faire le ménage, jardiner, etc....) à condition de l'adapter à ses possibilités.

ATTENTION:

Avoir une activité physique, ce n'est pas forcément faire du sport.

Les bienfaits de l'activité physique:

1) Elle améliore la forme physique et l'endurance.
2) Elle permet d'avoir plus de souffle.
3) Elle permet de maintenir son poids de santé.
4) Elle favorise le sommeil.
5) Elle prévient les maladies cardiovasculaires en faisant baisser la tension artérielle et le mauvais cholestérol.
6) Elle contribue au bien-être, à la détente et au plaisir.

L'activité physique est aussi importante que l'alimentation et le traitement médical pour l'équilibre de votre diabète et votre qualité de vie.

En pratique, que puis-je faire?

1) Je choisis une activité qui peut s'inscrire dans mon mode de vie habituel.
2) Je commence doucement: d'abord 10 à 15 minutes, puis progressivement jusqu'à 30 à 45 minutes.
3) Je pratique régulièrement tout au long de l'année.
4) Je propose à d'autres de m'accompagner (famille, amis, collègues), c'est excellent pour la motivation.

Avant d'augmenter votre activité physique

Quel que soit l'activité physique que vous souhaitez commencer ou reprendre, parlez-en avec votre médecin traitant ou votre diabétologue. Ils vous expliqueront comment en adapter la pratique à votre situation et vous proposeront, si nécessaire, un bilan médical.

JE PENSE AUSSI A.......

1) Adapter mon traitement si besoin et surveiller ma glycémie.
2) Boire régulièrement sans attendre d'avoir soif pour ne pas me déshydrater.
3) Emporter de quoi me resucrer en cas d'hypoglycémie (du sucre, une barre de céréales, du jus de fruit...)


Attention, ces informations sont à titre indicatif:

Parlez-en à votre médecin traitant ou votre diabétologue.

Pour ma part, je pratique les Arts Martiaux: Impact Quyen Dao (art martial Franco vietnamien).
Ainsi que le Tennis.




mercredi 12 février 2014

LES GLUCIDES DANS L'ALIMENTATION

Les glucides sont une grande famille de nutriments dont fait partie les sucres.
Une fois absorbés, les glucides contenus dans les aliments passent dans le sang sous forme de glucose et augmentent ainsi la glycémie.
C'est pourquoi la consommation de glucides doit être surveillée quand on est DIABETIQUE.
Cela ne veut pas dire qu'il faut s'en priver. Parce qu'ils apportent de l'énergie, les glucides sont indispensable au bon fonctionnement du corps et doivent être répartis tout au long de la journée.

BON A SAVOIR:

La notion de sucres lents et sucres rapides n'est plus utilisée.
On parle désormais de glucides complexes et simples.

QUELS SONT LES EFFETS DES GLUCIDES SUR LA GLYCEMIE???

1) Les glucides complexes sont absorbés lentement par l'organisme.
L'élévation de la glycémie se fait donc de façon progressive. Un plat à base de féculents apportent ainsi des "réserves d'énergie".
2) Les glucides simples sont transformés rapidement en énergie.
Par exemple, en cas d'hypoglycémie, 3 Morceaux de sucre vont faire remonter la glycémie.

COMMENT CONCILIER GLUCIDES ET EQUILIBRE DES REPAS???

1) Prendre ses repas "si possible" à heures régulières et éviter le grignotage.
2) Consommer des glucides complexes (sucres lents) à chaque repas, en quantité raisonnable.
3) Se rappeler que les produits à forte teneur en glucides, tout comme les produits "light" qui pourtant n'en contiennent pas, entretiennent le goût du sucre.
4) Etre attentif aux étiquettes (ce que je fais depuis le début de mon diabète): elles distinguent généralement les quantités de glucides complexes (ou amidon) et de glucides simples (ou sucres).
5) Garder à l'esprit que l'équilibre alimentaire se construit sur plusieurs repas: un déjeuner copieux pourra être suivi d'un dîner plus léger et d'une promenade digestive (je fais énormément de promenade après les repas du dimanche en famille).


                                          1 gramme de glucides apporte 4 calories.
                            Chaque personne a des besoins en glucides qui lui sont propres,
                              en fonction de l'âge, du sexe ou du niveau d'activité physique.



Attention, ces informations sont à titre indicatif:

Parlez-en avec votre médecin traitant ou votre diabétologue.

mardi 11 février 2014

LA DECOUVERTE DU DIABETE.

Après quelques mois difficile ou je n'arrêté pas de boire et d'uriner sans cesse, ma femme réussi à me convaincre d'aller faire un prise de sang le jour de mon anniversaire et plus précisément le jour de mes 35 ans. Ah, quelle joie ce jour là.....!!!
J' étais bien-sur au travail, quand mon téléphone sonna vers 19 h. Et là, la secrétaire du labo m'appelle pour me dire que j'avais une glycémie très élevée, voire anormale. Celle ci m'annonça, 3,54 g/ml.
A cette annonce, j'ai commencé à me décomposer. A ce moment là, la secrétaire me demanda de refaire une prise de sang le lendemain car il s'agissait surement d'une erreur. Mais non, j'obtient la confirmation le lendemain par cette même personne. J'étais donc DIABETIQUE.
Il fallait à ce moment là que je me fasse une raison.
Mon parcours du combattant commença ce jour là avec des piqûres d'insuline rapide pour faire baisser le diabète rapidement, ce qui engendré chez moi beaucoup d'hypoglycémie.
J'ai perdu en quinze jour 10 kilos.
Voilà comment c'est passé la découverte de mon diabète.