mardi 6 mai 2014

POURQUOI MESURER SA GLYCEMIE ???

L'AutoSurveillance Glycémique (ASG) présente beaucoup d'avantages.

1) L'ASG vous permet de connaître immédiatement votre glycémie.

2) L'ASG vous permet de voir l'effet d'un aliment sur votre glycémie.

3) L'ASG vous permet d'adapter vos doses d'insuline.

4) L'ASG est également importante lorsque la glycémie peut varier de façon inhabituelle : activité physique mais aussi, maladie, stress, prise de certains médicaments (cortisone par exemple).

5) L'évolution de la moyenne des glycémies indiquée par votre lecteur vous permet de savoir si votre équilibre s'améliore ou non.

6) Il est important de noter les glycémies sur un carnet en utilisant bien les colonnes prédéfinies (avant repas et après repas).
Cela permet une lecture "verticale" du carnet et ainsi de déterminer à quel(s) moment(s) de la journée vos glycémies sont souvent anormales (trop hautes ou trop basses).

Zoom sur l'ASG :

1) Les résultats sont en mg/dl
Par exemple 235 mg/dl = 2,35 g/l, 73 mg/dl = 0,73 g/l.

2) Utilisez l'ASG avant mais aussi 2 heures après le début du repas pour évaluer l'effet des aliments et du traitement.

3) Discutez du nombre et de l'horaire des tests à réaliser avec votre médecin ainsi que de la conduite à tenir devant un résultat donné.

vendredi 11 avril 2014

QU'EST CE QUE L'HBA1C...??? A QUOI SERT-ELLE...???

L'hba1c signifie hémoglobine glyquée. Le glucose a la propriété de se fixer sur l'hémoglobine des globules rouges en fonction de sa concentration. L'hba1c correspond à la quantité de glucose fixé par les globules rouges au cours des 3 derniers mois.

Chez un individu non diabétique, l'hba1c est à moins de 6 %. L'objectif au cours du diabète est d'obtenir une hba1c à moins de 6,5 % même si la valeur reste souvent acceptable jusqu'à 7 %. Au dessus de 8 %, il y a danger réel et nécessité de discuter rapidement avec son médecin d'un changement de traitement.

Une élévation de 1 % de l'hba1c correspond environ à une augmentation de 30 mg/dl de la glycémie moyenne au cours des 3 derniers mois mais aussi de 30 % du risque de complications.
Inversement, chaque fois que vous réduisez de 1 % votre hba1c, vous réduisez de 30 % votre risque de complications.

Zoom sur les discordances entre hba1c et glycémie à jeun :

Plusieurs échelles de correspondance entre hba1c et moyenne glycémique sur 3 mois existent mais une des plus pratiques correspond au tableau ci-dessous.
Il arrive que la glycémie à jeun soit bien plus basse que l'hba1c ne le laisserait supposer (exemple : glycémie à jeun à 110 mg/dl, hba1c à 8 %). Dans ce cas, il faut suspecter une augmentation des glycémies après les repas et il est donc également important de les surveiller.
Si votre lecteur le permet, comparez les moyennes des glycémies avant et après repas.
Vous pourriez avoir des surprises...!!!

% hba1c :                                          Moyenne glycémique sur
                                                                3 mois (mg/dl)

        6                                                            120
        7                                                            150
        8                                                            180
        9                                                            210





mercredi 9 avril 2014

QUELS SONT LES SYMPTOMES DU DIABETE....???

Les symptômes du diabète de type 1 sont généralement visibles ; la plupart des cas surviennent avant 35 ans :

1) Soif importante.

2) Envie fréquente d'uriner y compris la nuit.

3) Amaigrissement malgré un appétit conservé voire augmenté.

4) En l'absence de traitement par insuline, risque de troubles de la conscience et de coma (acidocétose).

Les symptômes du diabète de type 2 sont en revanche quasiment inexistants. Le diabète apparaît généralement après 40 ans mais on commence à voir des cas chez des adultes jeunes voire des adolescents.

Le diabète de type 2 :

1) Est silencieux.

2) Est aussi dangereux à long terme que le diabète de type 1.

3) Doit être traité (d'abord par la diététique et l'activité physique, puis par les comprimés et enfin par  l'insuline).

Zoom sur les facteurs de risques :

Mal connu dans le diabète de type 1 et 2, ils sont représentés par :

1) L'hérédité.

2) Le surpoids (surtout s'il est localisé autour de la taille).

3) L'hypertension artérielle.

4) L'augmentation des triglycérides dans le sang.

5) Pour les femmes, le fait d'avoir eu un enfant pesant plus de 4 kg à la naissance (signe d'une probable hyperglycémie pendant la grossesse).

6) L'age.

7) Bon cholestérol (cholestérol HDL < 0,4 g/l).




QU'EST CE QUE LE DIABETE....???

La glycémie est la quantité de sucre (glucose) dans le sang. Le diabète est une augmentation de la glycémie :

Glycémie normale : Entre 70 mg/dl et 110 mg/dl à jeun et dans les 2 heures qui suivent un repas.

" Pre-diabète " : Entre 110 et 126 mg/dl à jeun

Diabète : Au dessus de 126 mg/dl à jeun.

Dans le diabète, la glycémie s'élève car l'hormone, (l'insuline) qui permet au glucose d'entrer dans vos cellules pour leur fournir de l'énergie, est absente ou insuffisante ou a du mal à agir.
L'insuline est en fait la clé qui permet au sucre (l'énergie de votre corps) de rentrer dans vos cellules, tout comme la clé de votre réservoir vous permet de mettre de l'essence dans votre véhicule.

Dans le diabète de type 1, la clé est perdue : il faut la remplacer.
Dans le diabète de type 2 (le plus fréquent), la serrure est bouchée (ce sont généralement les graisses au niveau du ventre qui empêchent l'insuline d'agir) : il faut déboucher la serrure, aider à la production de clés et à terme également la remplacer.

Zoom sur l'insuline :

Diabète de type 1 :

Vitale!!! Sans l'insuline, il y a rapidement une augmentation importante de la glycémie et risque d'acidocétose.

Diabète de type 2 : 

1)
Toujours suffisante pour éviter l'acidocétose.

2) Mais reste à terme nécessaire pour avoir un bon équilibre glycémique et éviter les complications.

3) Le traitement par insuline peut être retardé en maintenant un bon équilibre glycémique.

4) Il faut donc rechercher l'équilibre, d'abord grâce à une alimentation équilibrée et une activité physique régulière. Puis, si insuffisant, par des médicaments.






mercredi 26 mars 2014

NUTRITION : La pratique

Le petit déjeuner :

1) Un rôle important...

Un bon petit déjeuner apporte 20 à 25% de l'énergie quotidienne. Equilibré, il permet de bien démarrer la journée et de tenir jusqu'au déjeuner, en limitant les risques d'hypoglycémie.

2) Comment composer votre petit déjeuner ?

1 boisson : thé, café, tisane, chicorée...
1 féculent, de préférence complet : pain, céréales du petit déjeuner, biscottes...
1 produit laitier : yaourt nature ou édulcoré, lait écrémé ou demi écrémé, fromage blanc 0 ou 20% de matière grasse...
1 fruit : kiwi, orange, pamplemousse, clémentine... Préférez les entiers plutôt qu'en jus, leur index glycémique est plus faible.
1 noisette de beurre ou de margarine (personnellement je préfère le beurre).
1 produit sucré, s'il vous est indispensable.

3) Vous êtes gourmand ?

Les viennoiseries contiennent beaucoup de matières grasses et du sucre. Elles remplacent occasionnellement le pain beurré et le produit sucré de votre petit déjeuner.

Le déjeuner :

1) Un moment à privilégier...

Il apporte 35 à 40 % des apports énergétiques de la journée. Installez vous à table, prenez le temps de savourer votre repas et profitez de ce moment de détente.

2) Comment composer votre déjeuner ?

1 produit laitier : fromage blanc, yaourt, fromage (limitez vous à 1 portion par jour)...
1 viande, un poisson ou des oeufs.
Des fruits et/ou des légumes : avec un fruit ou un légume cru par repas et des légumes cuits consommés en alternance des féculents en accompagnement du plat.
1 féculent : en entrée, en dessert ou en accompagnement du plat et/ou sous forme de pain.
Un peu de matières grasses.
Un peu de sucre ou un édulcorant de type aspartam ou acésulfam, dont l'apport énergétique est négligeable.
De l'eau, seule boisson indispensable.

Le dîner :

1) Un repas variable...

Convivial, familial, festif...le dîner est plus léger que le déjeuner. Il apporte 30 à 35 % des apports énergétiques de la journée.
Composez votre dîner sur la même structure que le déjeuner.

2) Ce soir vous recevez ?

Proposez un menu gourmand et léger. Privilégiez poissons, fruits de mer, légumes verts, pains spéciaux et desserts à base de fruits. Pour finir ce repas en beauté, pensez aux cafés, tisanes et thés aux saveurs originales.

Pour l'apéritif
Proposez un assortiment du jardin (crudités) ou de la mer (crevettes, moules, surimi) en remplacement des gâteaux apéritifs traditionnels.

Et l'alcool
Les boissons alcoolisées apportent des calories et sont susceptibles de provoquer un déséquilibre du contrôle de la glycémie.

La collation :

1) Pourquoi fractionner ses repas ?

Une ou plusieurs collations, en plus des trois repas principaux, peuvent être nécessaires pour réguler votre glycémie.
Ces collations facultatives répondent à des recommandations particulières.
Suivez les conseils de votre médecin traitant.

2) Votre collation n'est pas systématique ?

Les jours ou vous faîtes une collation, veillez à adapter les autres repas. La collation ne vient pas en ajout des trois repas de la journée. Elle permet une répartition différente de l'énergie et donc des aliments sur la journée. Parlez en à votre médecin afin qu'il adapte votre traitement si nécessaire.

3) Conseil :

Il est important de bien structurer votre ou vos collations. Pris ensemble, les aliments des différents groupes ralentissent la vitesse d'absorption des glucides et favorisent ainsi la régulation de la glycémie. Voilà une des différences avec le grignotage.

Au même titre que votre traitement, la nutrition est un facteur clé dans la gestion du diabète. En maîtrisant la composition de vos repas, vous devenez acteur de votre santé.
L'équilibre alimentaire associé à la pratique régulière d'une activité physique, au moins équivalente à 30 minutes de marche rapide chaque jour, sont deux facteurs déterminants pour la maîtrise de votre glycémie.



mercredi 19 mars 2014

COMMENT BIEN FAIRE UNE INJECTION D'INSULINE???

 Avant l'injection :

1) La peau et les mains doivent être propre.

2) Le choix des aiguilles doit être adapté à la morphologie de chacun (celles de 8 mm sont adaptées à la plupart des patients).

3) Faire un test de sécurité avec le système injecteur (stylo pré-remplis) selon la notice d'utilisation.

4) Sélectionnez votre dose d'insuline.

Où injecter???

1) Dans le ventre ou les cuisses (avec pli), dans les fesses (sans pli), dans les bras, seulement si une tierce personne fait le pli ( ma femme m'injecte dans les bras).

2) Il est recommandé de garder une même zone d'injection (bras, cuisses,...) pour chaque horaire, si vous faites plus d'une injection par jour, tout en espaçant de deux travers de doigts à chaque fois. Cela permet de réduire le risque de formation de lipodystrophie.

Important :

Avant de choisir le point d'injection, regardez attentivement et palpez votre peau à la recherche de bosses, de creux ou de zones dures ; ce sont des signes de lipodystrophie.
Evitez d'injecter dans ces zones là.

Comment injecter???

1) Perpendiculaire à la peau, au sommet d'un large pli pincé entre le pouce et l'index.

2) En oblique à la base d'un pli cutané.

3) Comptez jusqu'à 10 à la fin de l'injection avant de retirer l'aiguille.

Après injection :

1) Retirer l'aiguille (ne pas remettre son capuchon protecteur au risque de se piquer).

2) Eliminez la conformément à la législation, comme recommandé par votre médecin en les jetant dans un collecteur prévu à cet effet.

A retenir :

A chaque nouvelle injection une nouvelle aiguille.
A chaque personne diabétique son stylo d'insuline.