Avant l'injection :
1) La peau et les mains doivent être propre.
2) Le choix des aiguilles doit être adapté à la morphologie de chacun (celles de 8 mm sont adaptées à la plupart des patients).
3) Faire un test de sécurité avec le système injecteur (stylo pré-remplis) selon la notice d'utilisation.
4) Sélectionnez votre dose d'insuline.
Où injecter???
1) Dans le ventre ou les cuisses (avec pli), dans les fesses (sans pli), dans les bras, seulement si une tierce personne fait le pli ( ma femme m'injecte dans les bras).
2) Il est recommandé de garder une même zone d'injection (bras, cuisses,...) pour chaque horaire, si vous faites plus d'une injection par jour, tout en espaçant de deux travers de doigts à chaque fois. Cela permet de réduire le risque de formation de lipodystrophie.
Important :
Avant de choisir le point d'injection, regardez attentivement et palpez votre peau à la recherche de bosses, de creux ou de zones dures ; ce sont des signes de lipodystrophie.
Evitez d'injecter dans ces zones là.
Comment injecter???
1) Perpendiculaire à la peau, au sommet d'un large pli pincé entre le pouce et l'index.
2) En oblique à la base d'un pli cutané.
3) Comptez jusqu'à 10 à la fin de l'injection avant de retirer l'aiguille.
Après injection :
1) Retirer l'aiguille (ne pas remettre son capuchon protecteur au risque de se piquer).
2) Eliminez la conformément à la législation, comme recommandé par votre médecin en les jetant dans un collecteur prévu à cet effet.
A retenir :
A chaque nouvelle injection une nouvelle aiguille.
A chaque personne diabétique son stylo d'insuline.
Comparé au coeur ou au cerveau, le pancréas n’est pas un organe glorieux. Sa fonction est pourtant fondamentale puisqu’il produit l’insuline de l’organisme, cette hormone qui ramène le taux de glucose sanguin à la normale en cas d’excès. Un seul type de cellule du pancréas est capable de synthétiser cette hormone : les cellules bêta. Or ce sont précisément ces dernières qui sont touchées dans le diabète de type 1. Le système immunitaire se retourne alors contre elles et les détruit irrémédiablement. En collaboration avec des chercheurs allemands, une équipe niçoise vient de montrer pour la première fois qu’il était possible de reconstituer le stock de cellules bêta dans le pancréas, en transformant certaines cellules intactes de l’organe, les cellules alpha, en cellules productrices d’insuline[1].
Cette manipulation a été réalisée chez la souris mais elle suscite d’ores et déjà l’enthousiasme. Car l’équipe a montré que cette reconversion cellulaire était assez simple : il suffit de forcer l’activation d’un seul gène de la cellule alpha, le gène Pax4, pour que celle-ci se transforme en cellule bêta et synthétise de l’insuline. Chose intéressante, le stock de cellules alpha n’est pas compromis par ce processus : à peine l’organisme a-t-il détecté la diminution de ce stock qu’une troisième catégorie de cellules pancréatiques, les cellules canalaires, se transforment spontanément en cellules alpha !
« On ignorait que les cellules pancréatiques pouvaient ainsi se transformer, note Patrick Collombat qui a conduit cette étude. Si l’on induit un diabète chez ces rongeurs, ils sont rapidement soignés grâce à ce processus». En laissant ce dernier s’opérer, les souris finissent même par avoir six fois plus de cellules bêta que la normale. Mais « si l’on ne contrôle pas ce cycle de régénération, les souris génèrent trop de cellules bêta donc trop d’insuline : les récepteurs à insuline de l’organisme sont saturés. Les rongeurs ne peuvent plus contrôler leur taux de sucre dans le sang ».
Avant de savoir comment éviter que la reconversion ne s’emballe, encore faut-il vérifier que l’on est capable, chez l’homme, de transformer des cellules alpha en cellules bêta. Patrick Collombat y croit. « Le pancréas de souris est un très bon modèle du pancréas humain. Il y a de fortes chance que ce phénomène puisse se dérouler chez l’homme ». L’équipe se prépare à le vérifier sur des cellules pancréatiques humaines en culture.
L’étape suivante consistera à trouver un moyen d’activer le gène Pax4 dans les cellules alpha humaine. Car l’observation réalisée aujourd’hui a été possible grâce à la mise au point de souris transgéniques. Chez ces dernières, les cellules alpha exprimaient spontanément le gène Pax4 dès qu’elles atteignaient leur maturité. « Pour y parvenir chez l’homme, il faudra sans doute tester des milliers de substances sur les cellules alpha pour voir laquelle les transforme en cellules bêta ».
Sources : La recherche (l'actualité des sciences).


